mercredi 25 juillet 2018

Conseils de quartiers: ce que je ferai


La ville d'Annecy n'arrête pas de communiquer auprès des citoyens pour qu'ils deviennent membres des conseils de quartiers (dont on ne sait toujours pas quel sera leur rôle!). A croire que les foules ne se bousculent pas pour participer à ces pastiches de démocratie participative. C'est le signe d'un dispositif mort-né dont j'avais dénoncé le peu de pertinence au moment de son vote.

Si j'avais été maire d'Annecy je n'aurais pas créé 12 quartiers gigantesques, totalement déséquilibrés et sans prérogatives. J'en aurais créé certainement bien plus pour mailler le territoire au plus près des habitants.

Pour moi, le conseil de quartier a deux missions :
- il doit être le lieu de discussion des problèmes du quotidien dans sa rue, sa montée d'immeuble, son pâté de maisons. Il doit permettre de traiter et de suivre l'avancée des évolutions des inquiétudes quotidiennes (stationnement, sécurité, entretien des voiries, crottes de chiens, etc...). Des quartiers trop grands empêchent ce suivi et l'efficacité nécessaire. D'ailleurs, les anciens comités de quartiers d'Annecy historique n'ont jamais servi à ne rien régler (ou si peu).

- il doit être aussi le lieu de débat des grands projets avec les Annéciens en leur présentant les projets envisagés et en prenant en considération leurs remarques et remontées.

L'objectif du conseil de quartier est de garder un lien de proximité avec tous les habitants. En créant des quartiers plus petits, on a plus de chances que ceux qui siègent dans ces conseils soient des relais auprès des autres habitants et soient donc plus "représentatifs". Inciter au lien social, créer une instance de délibération qui ne rapporte pas que la voix des présents mais soit un peu plus représentative de tous les habitants du quartiers nécessite une proximité entre voisins, entre amis, qui suggère des quartiers plus petits.

Enfin en ce qui concerne la composition des conseils de quartier j'aurai instituer une règle bien différente de celle voulue par la mairie qui invite les grandes gueules et autres personnes certes intéressées à la vie de la cité mais ayant aussi le bagage social et relationnel pour sauter le pas et s'inscrire à s'auto-promouvoir.

Pour moi, un conseil de quartier doit être composé d'une douzaine d'habitants (pour pouvoir travailler "pour de vrai" les grandes messes à 50 ca ne marche pas, tout le monde sait cela) dont la moitié seraient des volontaires qui se font connaitre et l'autre moitié serait des habitants tirés au sort pour garantir de recueillir la voix de tous. Ce tirage au sort ne saurait se faire (comme le demande la ville actuellement pour s'inscrire) sur les listes électorales qui mettent de côté tous ceux qui n'y sont pas, en particulier les étrangers qui vivent chez nous et participent eux aussi à la vie de la cité. Je choisirai une liste plus large pour effectuer ce tirage au sort, comme par exemple, la liste des abonnés à l'eau.

Le lien de proximité entre les habitants et les décisions prises par les élus passe par de vrais conseils de quartiers avec de vraies prérogatives, représentatifs et en capacité de travailler. Tout le contraire de la vision défendue par notre maire. Le lien de proximité ne passe pas par des communes déléguées composées d'élus comme veut le faire croire M. Rigaut. Ces conseils communaux sont vides de sens et sont là pour maintenir l'illusion d'une proximité, comme les conseils de quartier "sauce Rigaut" sont des écrans de fumée d'une pseudo-démocratie directe.

Avec de vrais conseils de quartiers la question même de l'existence de ces conseils communaux devra être posée car ce seront directement les habitants via ces comités qui auront alors la charge du lien de proximité en relation directe avec la mairie et les élus.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire