jeudi 17 mai 2018

Le conseil municipal vote la privatisation d'une crèche


Lundi soir se tenait le conseil municipal de la commune nouvelle d'Annecy.

Parmi les délibérations proposées, au numéro 22, il nous était proposé d'approuver le principe de déléguer au privé la gestion de la crèche "La souris verte" située à Annecy-le-Vieux.

Jusqu'à présent cet espace multi-accueil qui recoit 24 enfants de plus de 2 ans était géré en régie (c'est-à-dire directement) par la ville. Le personnel était donc municipal et bénéficiait à ce titre d'un parcours de formation, d'un contrôle et d'une expertise particulière.

Lundi soir, sous le prétexte d'une rénovation des locaux et d'un agrandissement de la capacité d'accueil (de 24 à 40 enfants dorénavant de 10 semaines à 36 mois), le maire a, pour la première fois à Annecy, décidé de privatiser cette structure en la confiant au privé.

C'est une rupture totale par rapport à ce qui faisait, sous tous les maires précédents, 'attachement d'Annecy au service public notamment pour la petite enfance. A Annecy, les crèches sont municipales ou associatives, pas privées. 

C'est de nouveau un reniement par rapport aux années Bosson, c'est une mise en accusation directe de la qualité du service rendue par les agents municipaux. Et de nouveau cette régression touche la petite enfance, secteur dans lequel M. Rigaut aura, en 2 ans, détricoté tout l'héritage de son prédécesseur.

Je ne crois pas que, par nature, le privé fasse du moins bon travail que le public. Mais, il a bien été précisé en conseil que cette privatisation visait à faire des économies. On délègue au privé pour écraser les coûts, notamment en terme de personnel. C'est avec la sécurité de nos enfants que ces élus sont en train de jouer. Qui peut croire qu'on peut faire aussi bien, dans ce domaine des crèches où l'immense majorité des coûts est contenu dans l'enveloppe du personnel, avec moins d'argent ? A moins de croire, ce qui n'est évidemment pas mon cas, que les agents de la ville d'Annecy seraient des fainéants.

Face à cette privatisation, l'ensemble des syndicats (toutes tendances confondues) et représentants du personnel de la ville ont voté contre dans les instances dans lesquelles ils siègent.

Nous avons tous les trois fait de même.

Je regrette que nous ayons été les seuls à voter contre, tous les autres élus ayant voté pour, y compris les membres du nouveau groupe "soit-disant progressiste" (car autoproclamé comme tel) intitulé "convergences communales" qui, dans l'exposé oral fait par son président, M. Géry, louait la qualité de service public et se promettait de tout faire pour garantir sa conservation... Pour se prendre quelques minutes après, les pieds dans le tapis !

On voit que ces discours sonnent creux de la part d'élus qui, à la première occasion de sauver les service public, s'écrasent devant M. Rigaut et lui font allégeance. On savait déjà qu'ils avaient vendu leurs convictions pour quelques places et indemnités (-ou placer des membres de leurs familles), on sait dorénavant qu'ils brassent du vent pour amuser quelques commentateurs crédules.

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