jeudi 5 avril 2018

Locations saisonnières, enfin des avancées


Jeudi dernier le conseil communautaire du Grand Annecy a voté à l'unanimité la mise en place sur Annecy (et d'autres communes alentours) du "décret Airbnb" publié en avril 2017.

Je me réjouis de ce vote. Depuis des années, je demandais la régulation de ces activités qui pénalisent la collectivité, quand elles sont exercées sans retenue. Il y a un an, j'écrivais un article d'ailleurs intitulé "Locations saisonnières : le maire s'en fout depuis des années". C'était le dernier d'une longue série.

Mais aujourd'hui l'inaction n'est plus qu'un mauvais souvenir. Mieux vaut tard que jamais !

Si d'un point de vue individuel, la location à outrance d'un logement via les plate-formes de locations saisonnières (type Airbnb, Abritel...) est une opportunité, collectivement elle pose trois problèmes majeurs :
1) les loueurs préfèrent louer à la semaine à des prix élevés plutôt que de louer à l'année (pour des loyers moindres). Résultats : dans une zone où le logement est déjà tendu comme Annecy, cela retire du marché immobilier des centaines d'appartements pour les salariés, les habitants et tous ceux qui font la réalité économique et sociale de la ville
2) les locations saisonnières ne sont pas soumises à des obligations réglementaires alors que les professionnels hôteliers eux le sont. Ceci crée une concurrence déloyale qui à terme a des impacts sur l'emploi et le secteur hôtelier.
3) Enfin la trop grande présence, sur une zone restreinte comme la vieille ville, de locations saisonnière pose un problème de vie de quartier à terme. Quels commerces pour des quartiers touristiques? Quid des professions libérales, des basses saisons, etc... ?

Le décret Airbnb obligera les loueurs à s'identifier grâce à un numéro. Cela permettra de contrôler l'application de la réglementation qui rappelle qu'on ne peut louer sa résidence principale plus de 120 jours par an (car un appartement pour être considéré comme résidence principale doit être occupé 2/3 de l'année). Au-delà on doit obtenir le statut de loueur professionnel avec les obligations inhérentes (notamment fiscales).

Il ne s'agit pas, comme je l'entends, d'interdire une location occasionnelle de son appartement par Airbnb qui permet à certains ménages de financer certaines de leurs dépenses. Il s'agit simplement d'encadrer et de rappeler la loi. C'est bon pour notre ville.

Il faut parfois se réjouir des évolutions positives sur notre ville.


1 commentaire:

  1. Il était temps en effet et l'on peut même trouver que 120 jours c'est encore bien trop, pour permettre à des avides de fric de faire leur petit commerce au noir ou pas .

    Car il ne faut pas raconter d'histoires : ce n'est pas pour acheter l'entrecôte qui nourrira les chères têtes blondes ,comme dit la chanson , que des ....propriétaires prostituent leur habitat , de plus en plus souvent en créant le désordre dans les copropriétés .

    Les élus doivent se souvenir que , justement , il faut pour les élire une majorité de bon sens .

    R . JULIEN

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