vendredi 13 octobre 2017

Malaise grandissant

Malaise, dédoublement de réalité ?

D'un côté les discours des élus majoritaires qui disent tout haut que la fusion des communes se passe bien (pour leur porte-monnaie ?).

De l'autre La réalité. Celle d'abord de la souffrance des agents municipaux, ballottés, baladés d'un lieu à l'autre, d'un service à l'autre. Et auxquels on retire des avantages acquis de longue date. Ils perdent Le sens de leur mission.
La réalité, ensuite de politiques sacrifiées injustement et indûment sur l'autel de la vision de "petits comptables" de cette majorité bleue/rose/verte comme par exemple La quasi-gratuite du périscolaire, la gratuité des activités municipales ou encore les taux d'encadrement par les atsem.
Celle enfin d'une démocratie agonisante qui enserre les associations, étouffe les élus minoritaires et refuse des mettre en place les comités des habitants pourtant prévus par la loi et promis pour cet automne.

Face à ces lacunes, ces errements, ces fautes, on pourrait espérer un maire qui donne un cap et fasse le job.
Mais notre maire a inventé le poste de "maire à temps partiel" préférant aller courber la tête devant les puissants au niveau national pour s'assurer leurs bienfaits. Il faut croire qu'il lui reste du temps et que fusionner 125000 habitants n'est pas si prenant.

Lorsque voici un an, avec mes collègues, nous refusions de prendre part à cette précipitation, à ce non-projet antidémocratique qu'était la fusion, on a entendu pire que pendre. Les élus de gauche et de droite nous ont vilipendé. Quand on prédisait la déception, La concentration des pouvoirs, Le malaise et La remise en cause des valeurs d'Annecy, on nous traitait de mauvais coucheurs.

Aujourd'hui chacun peut se faire son opinion entre l'optimisme beat des uns et La réticence pragmatique des autres sur un projet de fusionner 6 communes en 6 mois.

Avec mes amis nous allons reconstruire Annecy. Nous allons redonner souffle à la démocratie et redonner du sens aux services publics, aux politiques publiques et donc aux agents qui s'y dévouent avec tellement d'énergie pour si peu de reconnaissance.

Nous ne pouvons plus "divorcer", "defusionner". Mais pendant qu'eux usent leur énergie à se placer pour leur avenir personnel, ensemble nous allons penser un autre chemin, fidèle à Annecy et à ses valeurs. Nous ne sommes pas voués à subir M. Rigaut pendant encore des années. Croyez-moi après le malaise et la déception viendra l'espoir et le renouveau.

1 commentaire:

  1. J'aimerais connaître le montant des indemnités de M. Rigaut ainsi que celles de M. Piccone, avant, et après la fusion.

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