vendredi 17 mars 2017

Tarifs du périscolaire : les feux passent à l'orange vif


Plusieurs informations nous parviennent concernant le chantier d'harmonisation des tarifs du périscolaire au sein de la commune nouvelle.

Vous savez qu'à la rentrée scolaire prochaine, la loi impose, depuis la fusion des communes, une harmonisation de ces tarifs. Or, nous partons de 6 situations, héritées des 6 communes historiques, très, très, très, différentes.
A Pringy (commune la plus chère sur ces tarifs), pour la tarif minimum, les familles les plus défavorisées payent environ 60€/mois.
A Annecy, le tarif est unique. Il est de 17.25€/enfant et par TRIMESTRE (50% pour le 2e enfant et gratuit pour les suivants).

Les informations qui me parviennent (faut-il encore préciser que, comme c'est devenu l'habitude sur ce chantier de la fusion des communes, les oppositions ne siègent pas au sein du groupe de réflexion chargé de ces questions) ne sont vraiment pas bonnes pour les Annéciens historiques.
Il semble bien qu'ils vont passer à la casserole.

Alors vont-ils payer beaucoup plus ou pas trop ? Telle semble être la question qui anime les élus actuellement. Le fait qu'ils doivent payer plus semble déjà entériné...

Je m'oppose farouchement à toute augmentation, qui pénalisera les familles. Je rappelle l'esprit dans lequel ce tarif faible d'Annecy avait été voté (avec d'ailleurs de nombreux amendements déposé par l'opposition et validés, comme quoi une opposition forte ça sert !). Il s'agissait de faire du temps périscolaire un temps de découverte, d'initiation, d'ouvertures (culturelles, sportives...). L'objectif était que la presque totalité des enfants d'Annecy aillent au périscolaire, vu comme un temps après l'école d'épanouissement pour TOUS les enfants. L'objectif n'était donc pas financier mais de taux d'inscription (avec un oeil très vigilant sur la qualité des prestations données).

Il y avait eu, avec le premier PEDT (projet éducatif de territoire) de la Haute Savoie, une vraie dynamique d'éducation populaire. L'enfant était au centre des préoccupations.

Bien sûr cela coute cher. Mais Annecy historique avait largement les moyens de se payer cette politique ambitieuse. Elle l'a fait pendant plusieurs années ! Et cela en continuant à investir et sans s'endetter, sans augmenter les impôts.

Avec la fusion, cette politique ne serait plus financable ? Annecy devrait revoir ses politiques, et pénaliser les familles, et SURTOUT les enfants ? Ce n'est pas sérieux.

Ou alors, fallait-il réellement faire cette fusion ? A-t-elle un intérêt pour les Annéciens historiques si c'est pour payer plus, pour avoir moins de services ?

Les Annéciens historiques qui avaient fait le choix depuis des générations d'un service public de qualité, d'un accompagnement de TOUS les enfants (car on sait qu'une augmentation du prix du périscolaire a un impact immédiat sur les familles les plus modestes, notamment les personnes au chômage, aux minima sociaux, les mères au foyer qui préfèrent venir chercher leurs enfants pour les garder à la maison plutôt que de leur payer un temps périscolaire trop cher), doivent-ils tout sacrifier à la fusion des communes ?

Je réponds clairement NON. La majorité nous rebat les oreilles de son maintien d' "un bon niveau de servie public", ce n'est pas pour sacrifier les politiques sociales, éducatives, culturelles et sportives.

Je souhaite que chacun garde en tête l’intérêt des enfants, de tous les enfants, avant tout ! Le nez dans les chiffres c'est bien, mais cela n'a jamais fait une politique juste. Je ne parle pas de faire la révolution, de raser gratis. Je demande simplement que ce qui existait à Annecy perdure, dans l’intérêt des Annéciens qui payent assez cher de taxes locales pour garantir un périscolaire de qualité à tous les enfants d'Annecy.

Oui, ici, à Annecy historique, nous avons fait le choix de financer le périscolaire par l’impôt, très largement. C'est un choix de solidarité en faveur des familles. D'autres ont fait le choix de faire payer les familles, c'est-à-dire les usagers.

Je n'ai pas d'enfants. Je pourrais me réjouir que ce soit les parents qui payent et pas moi. Mais voyez-vous, je suis content et fier quand je reçois ma taxe d'habitation ou ma taxe foncière de me dire que grâce à cet argent, les enfants d'Annecy pourront s'ouvrir sur la danse, les sports, les loisirs créatifs, l'éveil, etc... Je suis fier d'être l'héritier des lignées Bosson et Provent qui ont sur prendre d'abord l’intérêt de l'enfant en compte, avant les petits calculs d'apothicaire.

Oui, les 3 ans qui s'ouvrent sont des années de grands choix politiques (contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire) car c'est bien ici la politique éducative, la politique sociale et la politique de la famille qui sont en train d'être détricotées.

Nous ne laisserons pas faire. La fusion doit être du PLUS pas du MOINS !

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