mercredi 11 janvier 2017

Mon choix pour l'élection présidentielle

Cher-e-s ami-e-s,

l'élection présidentielle approche à grands pas. Certains penseront qu'ils en ont déjà assez soupé, pourtant, dans notre régime monarcho-républicain, c'est l'élection majeure. C'est le moment où il faut se positionner pour l'avenir de notre pays.

J'ai fait mon choix, après une longue et intense réflexion car j'estime que ces choix ne doivent pas être pris à la légère.

Vous connaissez depuis des années mon parcours, mes positions et mes valeurs. Je les défends avec constance et opiniâtreté aux conseils municipaux et d'agglomération. Et je continuerai à le faire, croyez-moi ! Vous savez toute l'importance que je porte au respect des citoyens, à leur implication dans la vie politique. Je crois à une démocratie renouvelée où les partis politiques arrêtent de capter le pouvoir à eux seuls, pour mieux servir les citoyens au lieu de se servir.

Mon expérience politique locale m'a beaucoup appris. J'ai vécu des moments de joie et de bonheur immense, toujours avec les citoyens. J'ai aussi vu comment marchent les partis politiques, de gauche comme de droite (y compris les extrêmes), qui tiennent des discours pour se faire élire et ensuite font autre chose. J'ai vécu localement les copinages, les exclusions, les renoncements, les collusions, les compromissions sur le dos des électeurs. Je ne me reconnais plus dans ces partis.

Je crois que notre démocratie est malade de tout cela. Le quinquennat de François Hollande aura fini d'achever mes illusions dans une politique sincère et passionnée. Je ne dis pas que François Hollande a tout raté, je crois que nous sommes parfois dur avec lui. Non, je lui reproche surtout d'avoir toujours tergiversé : 2 pas en avant, 1 pas en arrière. Ce n'est pas une question de frondeurs, ou d'autres choses. C'est une question d'absence de réflexion et d'analyse de la situation, de courage aussi.

Je n'attends pour cette élection présidentielle plus rien du PS et de ses alliés. D'ailleurs cette campagne me donne le sentiment de redites, d'entendre toujours les mêmes rengaines depuis des années et des années. D'un côté, faut taper sur les 35 heures, casser les services publics, de l'autre faut plus d'Etat, refaire l'Europe... Tout ca c'est du bla-bla électoral.

Je ne participerai donc pas aux Primaires du PS. Je ne soutiens aucun candidat car aucun candidat ne m'a convaincu.



J'ai choisi pour l'élection présidentielle de soutenir Emmanuel Macron. Après avoir lu ses propositions, je suis aujourd'hui convaincu que c'est le seul qui puisse mettre en mouvement notre pays pour ouvrir un meilleur avenir. 

Il croit en l'intelligence collective, à la place des citoyens dans le système politique. Il croit que la France a de formidables atouts : ses citoyens. Il faut favoriser cette énergie, la libérer (comme je le disais déjà dans mon programme municipal de 2014) pour inciter chacun à trouver sa place, à inventer, à créer, à s'épanouir. Comme moi, il croit en l'initiative individuelle. Il croit aussi que cette liberté sociale, économique doit être régulée sans entraver. Nous devons protéger les individus par des règles sociales qui libèrent la créativité (et qui n'enferment pas) et qui permettent la prise de risques.

Emmanuel Macron m'a convaincu d'une chose : la liberté n'est pas l'ennemi de la solidarité. Le conformisme et le conservatisme se retrouvent aussi bien à gauche qu'à droite, pour tous ceux qui pensent que "c'état mieux avant", "qu'il ne faut rien changer".

Moi je crois au progrès. Il faut reprendre la route du progrès social, économique et environnemental. Pour cela, il faut repenser de nouveaux logiciels, tout en gardant les valeurs.

Prenons l'exemple de l'assurance chômage. Macron propose de supprimer les cotisations chômage des fiches de paie (rapprochant ainsi le salaire net du salaire brut, et redistribuant ainsi du pouvoir d'achat) et de les remplacer par une hausse de la CSG. J'applaudis des 2 mains car cela permet de mieux faire contribuer le capital à la protection des Français (la CSG touche aussi les revenus du capital) tout en réduisant le coût du travail. Alors oui, cela fait sauter le paritarisme de la gestion de l'Unédic en rendant les prestations sociales étatisées. Cela ne m'inquiète pas et j'y suis favorable. De plus, cela permet d'ouvrir le droit au chômage à ceux qui souhaitent prendre le risque de lancer leur entreprise : auto-entrepreneur, chefs d'entreprises; ou à ceux qui veulent changer de métier : démissions, burn-out. Surtout cela permet de remettre à plat le système de formation des demandeurs d'emplois, dans une logique non plus travail/chômage mais activité/formation.

J'apprécie aussi beaucoup chez Macron son dynamisme, son ouverture d'esprit, son "libéralisme sociétal", sa vision moderne de la société française. Il croit au rêve européen, à la place de l'Europe dans le monde à ses valeurs universalistes de respect des droits de l'homme et de la femme (même si beaucoup doit être refait pour que l'Europe reparte). Je suis convaincu qu'avec lui, lui qui veut faire avec les citoyens pour apporter du progrès sans "taper" sur l'entreprise mais en la soutenant, la France peut trouver un nouveau souffle. Macron est le seul à être soutenu POUR ses propositions, à créer un mouvement d'adhésion à ses idées.
C'est aussi le seul à pouvoir faire barrage au programme réactionnaire et ultra-libéral de Fillon, tout en renvoyant l'extrême droite loin de notre démocratie.

En choisissant de soutenir Emmanuel Macron, je poursuis mes combats et mes convictions. Je ne me trahis pas, bien au contraire je trouve enfin l'espace de liberté et de renouveau qui manquait tant à notre France. Je n'ai jamais cru en l'homme providentiel. Macron a ses défauts, des propositions qui me vont moins bien. C'est d'ailleurs toujours le cas avec les candidats. On n'est jamais d'accord à 100%. Mais il incarne une idée du progrès et de la démocratie citoyenne qui me plaisent, tout en bousculant (enfin) le jeu étouffant des partis politiques.

3 commentaires:

  1. Est-il exact que 90% de la CSG sont payés par les salariés et les retraités ? Si c'est exact c'est un mensonge que de présenter la CSG comme mettant davantage à contribution le Capital que la cotisation sociale. Sa plus grande "vertu" est d'éloigner le financement de la Sécurité sociale du lieu de la production de richesse, l'entreprise où s'exerce le travail humain qui seul crée la richesse.
    Proposer de supprimer la cotisation chômage pour la remplacer par une hausse de la CSG revient à faire financer les indemnités chômage par les salariés et retraités (90%).
    Lorsqu'on est salarié, le travail est le moyen de gagner sa vie. Lorsqu'on est employeur, le travail est un coût. Parler de coût du travail c'est se placer du côté des derniers contre les premiers.
    C'est ainsi !

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  2. Monsieur Ravache, je n'ai pas compris votre réponse. Par contre Macron parle très bien, mais je me pose encore des questions après avoir été plus de 40 ans adhérent du P.S.
    Qui est-il véritablement ?

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  3. Pierre,
    Macron est un pur produit du système. Son parcours professionnel et son rôle majeur dans les orientations libérales du quinquennat Hollande l'atteste.
    Son existence démontre la capacité du système à proposer ses propres poulains lorsque les précédents sons grillés.
    Lorsque Macron propose d'exonérer le patronat de cotisations sociales et chômage, il dit clairement pour qui il roule.
    L'intérêt qu'il suscite résulte avant tout du désarroi produit dans l'électorat de gauche par les responsables du PS, Hollande en tête, qui ont conduit le pays et la gauche à l'impasse.
    Nous avons besoin à gauche de nous rassembler pour une politique authentiquement de gauche, de progrès social, environnemental, démocratique, qui tourne donc le dos à l'austérité et aux choix libéraux.

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