mercredi 8 juin 2016

"Râleur, donneur de leçons, opposé à tout" : Duperthuy a vraiment tous les défauts

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Si vous lisez, comme moi, parfois les mots de la majorité contre moi vous aurez nécessairement déjà croisé ces qualificatifs à mon encontre. Pour les uns je suis "donneur de leçons", pour les autres un "râleur" impénitent, etc... et je passe sur ceux qui me trouvent carrément emmerdant.

Il parait que c'est le jeu politique. Discréditer son adversaire plutôt que de dialoguer avec lui.

Le rôle de membre de l'opposition n'est pas un rôle facile. Il s'agit, dans mon esprit et dans celui de mes collègues Evelyne Marteau et Claire Lepan, de travailler au bien commun. Pour cela, nous faisons très régulièrement des propositions, nous apportons des idées et même parfois nous soutenons les projets de la majorité (si si !!).

Notre présence très régulière au conseil municipal (même si certains se plaisent à relever LE jour où je suis absent pour raisons professionnelles) ainsi qu'aux commissions, sans compter les rdv et réunions en dehors, nos rencontres avec les Annéciens, le prouvent.

Alors oui, nous avons été élus sur le programme et nous le défendons. Ce programme prévoyait, par exemple, de ne pas construire un centre des congrès sur la presqu'ile, d'ouvrir le parc des capucins aux Annéciens, de créer une halle des producteurs locaux, une maison des associations , une école du cirque aux Haras, d'ouvrir un musée du cinéma d'animation à Balleydier, de promouvoir l'art contemporain notamment par une structure dans le quartier des Teppes, de mutualiser la cuisine centrale et le centre horticole, de faire plus de logements sociaux, etc... Il y en avait 24 pages, c'est dire !

Pour nous, c'est notre feuille de route pour 6 ans, donnée par les Annéciens qui ont voté pour nous. Dès lors, nous nous opposons à tout ce qui est contraire à cette feuille de route. C'est bien normal non ? Faudrait-il que l'on tienne un discours pendant les campagnes électorales puis que l'on dise oui à tout ce qui est contraire ? Ce n'est pas ma vision de la politique.

Nous ne nous opposons jamais par plaisir, ni par calcul. Nous nous opposons par conviction. Et cela ne devrait pas étonner la majorité qui a déjà tous les éléments en main dans notre programme.

Cette stratégie de discrédit de l'opposition nous use, il faut l'avouer. Surtout quand, en off (c'est-à-dire dans les couloirs) cette même majorité reconnait notre importance pour mettre des garde-fous et stimuler ses élus en faisant des propositions comme nous le faisons.

C'est le jeu politique me disent certains. Mais ce jeu m'énerve. Je regrette que ces mêmes élus, mais aussi parfois la presse, ne relèvent jamais les points sur lesquels nous sommes d'accord. Par exemple, au dernier budget nous n'avons pas voter contre les propositions de la majorité, car celle-ci avait lâché du lest sur certaine de nos demandes. Nous en avons pris acte. Pas un mot. Pourquoi ? Parce que çà ne colle pas dans le scénario : les gentils de la majorité contre les méchants de l'opposition. 

De même, nos actions répétées et finalement fructueuses pour la réforme du  forum des associations qui, selon nos préconisations qui datent de Mathusalem, aura dorénavant lieu en septembre et à Bonlieu... Pas un mot. Ça ne colle pas dans le scénario. Et des exemples j'en ai encore des dizaines.

J'aimerais parfois que la réalité de notre action au service des Annéciens soit plus considérée et moins caricaturée. Je ne suis pas, en doctrine et dans les faits, opposé à tout. Je ne donne aucune leçon, mais je rappelle que parfois j'ai eu raison contre beaucoup (on ne peut tout de même pas me reprocher cela notamment sur le centre des congrès). J'ai le droit de m'en réjouir. Pour qui me connait, je suis tout sauf un râleur, mais c'est le rôle que l'on m'a donné.

Je me demande si les mêmes qui m'affublent de tous ces défauts seraient plus contents si un jour j'avais la tentation de Venise... Si je laissais l'opposition au FN. Parfois j'y réfléchis car je n'ai aucune ambition de "faire carrière en politique" pour gagner 8 500 €/mois comme M. Rigaut. Ce n'est pas ma vision du rôle des élus, pas ma vision d'une vie réussie. 

Après tout, la vie ne se limite pas à la politique.

J'ai envie de devenir maire parce que je crois que la politique menée actuellement n'apporte rien de nouveau aux Annéciens, qu'elle ne fait que reposer sur les avantages déjà anciens de notre ville (avantages construits par nos prédécesseurs) et que nous gâchons ces avantages. Je propose une autre voie avec des projets innovants au service des Annéciens, de l'économie locale et de la protection de l'environnement. Mais ce sont aux électeurs de trancher entre ces deux voies qui ne sont pas les mêmes et ce n'est pas pour cela que, moi, je dis que la voie proposée par la majorité est "donneuse de leçons" ou opposée à "tout" ce que je propose...



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