dimanche 3 avril 2016

Terrasses : une méthode claire et juste

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Depuis quelques mois, je siège dans la commission "Terrasses" mise en place par M. Mugnier, maire-adjoint en charge du commerce. Nous étudions les demandes de changement de mobilier, d'aménagements de terrasses... C'est un exercice qui n'est pas toujours facile, qui demande rigueur et justesse.

C'est l'occasion, pour moi, de vous expliquer dans quel état d'esprit je siège et quelles sont mes prises de position.

Chacun connait l'importance des terrasses des bistrots et restaurants en ville. Elles offrent d'abord de la vie en ville, une ambiance, un dynamisme largement recherché par les Annéciens et nos visiteurs. Les lâches attentats de Paris montrent combien ces lieux sont devenus des références de nos modes de vie. C'est un enjeu important en termes économiques et d'emploi. Une terrasse, c'est du chiffre d'affaire en plus et donc des emplois. C'est aussi un avantage indéniable pour le tourisme.

Pour autant, il est légitime pour une ville de réglementer l'usage de ce qui reste du domaine public (que la ville loue contre rémunération) afin d'arbitrer entre les différentes demandes des différents usagers. Pour cela elle édite un arrêté municipal réglementant les terrasses.

Cet arrêté doit être le fruit d'une coopération, d'une concertation et d'une écoute entre la ville et les représentants des commerçants. Une fois approuvé, cet arrêté doit s'appliquer.

Pour autant, parfois de mauvaises habitudes ont été prises (souvent avec l'assentiment des élus). Il est alors difficile de faire rentrer les choses dans les clous. Il faut savoir laisser un peu de temps d'adaptation. Mais attention à ne pas non plus laisser des choses perdurer "ad vitam eternam", au risque de créer un réel et justifié sentiment d'incompréhension voire d'inégalité entre les commerçants. Le moment des changements de propriétaires est, de ce point de vue, un moment propice pour revenir aux règles édités par l'arrêté.

Et puis, parfois, à l'épreuve de la réalité, certaines règles de l'arrêté s'avèrent inappropriées. Il faut savoir rester dynamique et permettre des ajustements. Ceux-ci doivent de nouveau se construire dans la négociation et la concertation avec les représentants légitimes de la profession. Dans ce laps de temps de la négociation, des autorisations temporaires peuvent permettre de donner un peu de souplesse. Mais il n'est pas question de recréer des exceptions au règlement (c'est ma ligne rouge), car alors celui-ci perd toute sa raison d'être. On ouvre alors la voie aux négociations entre amis, au clientélisme, à l'inégalité.

Construire ensemble un cadre réglementaire, le faire appliquer avec compréhension (en laissant un peu de temps) mais fermeté, et toujours laisser la possibilité de modifier les règles car un règlement n'est qu'un outil au service du bon usage de l'espace public. Et cette notion de "bon usage" de l'espace public peut parfois changer au fil du temps. Voilà ma manière de penser. Mais toujours éliminer toute forme d'inégalité de traitement. J'espère avec cette vision être juste et équitable lorsqu'un dossier m'est présenté.


1 commentaire:

  1. la concertation est le meilleur choix. Faut essayer de faire quelque chose de cohérent entre les différents restaurants.

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