vendredi 15 avril 2016

Quel avenir pour les kiosques de presse ?


photo : le Dauphiné

Le 30 septembre 2013 le conseil municipal votait l'autorisation d'implantation de deux kiosques de presse sur Annecy (l'un derrière Bonlieu, l'autre à proximité de Courier).

Lors de la commission Urbanisme qui avait précédé ce conseil, j'étais intervenu pour demander des explications sur le modèle économique de ce genre de commerces, quand on sait, malheureusement, que les ventes de journaux ne sont pas au beau fixe. J'avais alors interrogé : que se passera-t-il si ce n'est pas rentable ? J'avais déjà des doutes...

On m'avait répondu, à juste titre, que la société Mediakiosk serait propriétaire des bâtiments. C'est elle qui se charge de trouver un exploitant. En contre-partie, c'est elle qui a financé l'installation des kiosques. Elle paie à la ville une redevance annuelle de minimum 500€ + 5% du chiffre d'affaire des publicités.

J'avais émis des réserves sérieuses sur ces installations car en cas de fermeture ces installations serviraient uniquement de "présentoirs" à publicité. Je trouvais par ailleurs l'intégration urbaine assez peu qualitative.

Or, depuis plusieurs semaines, ces kiosques sont fermés faute d'exploitant. Seules les publicités (certes pour des magazines et des journaux, mais des publicités tout de même) sont régulièrement changées. Mais les kiosques restent désespérément fermés. Je m'en suis ouvert lors d'une commission "commerce".

A peine un an et demi après leur construction, ces espaces sont fermés offrant ce que personnellement je trouve une façade publicitaire peu attrayante et qui s'avère assez peu qualitative. Et me reviennent en tête les interrogations que j'avais eues à l'époque... que la majorité avait (à son habitue) balayée d'un revers de manche.

J'espère que rapidement ces kiosques (que personnellement je n'ai jamais trouvé très qualitatif et d'une intégration urbaine très moyenne) retrouveront un exploitant car en l'état ils constituent plus une verrue urbaine qu'un atout quelconque. Sinon ils devront être retirés. Mais peut-être (j'espère de tout cœur avoir tort) que ce dossier aurait pu être traité bien différemment, en prenant plus de précautions sur la viabilité de ces installations...

3 commentaires:

  1. Belle histoire, où comment arracher pour une bouchée de pain (500€ ANNUEL? + 5 ????? % du CA pub du kiosque)un espace publicitaire forcément rentable en tant que tel, à une commune des Alpes? Mediakiosk (http://www.societe.com/societe/mediakiosk-572181394.html) est avant tout une régie publicitaire qui a réalisé un CA de 29.5 Millions d'euros en 2014, dont le siège est à Gennevilliers (92)et dont le président est Jean de Loppin de Monfort (tout un programme... LOL !
    http://www.lesbiographies.com/Biographie/MONTMORT-Jean-de-LOPPIN-de,4609) Quelqu'un dont la biographie montre un parcours en régie publicitaire!
    Il est donc évident depuis le départ que la vente de presse n'a jamais été l'objectif, mais c'est un bon enrobage pour faire passer la pilule (un autre domaine d'activité du Monsieur étant le marketing...). Et vous êtes le seul à vous poser vraiment les bonnes questions. Il faudrait trouver un moyen d'obliger Mediakiosk à salarier quelques personnes pour faire vivre ces kiosques avec une activité peut-être différente de celle de la vente de journaux... genre location d'espace éphémère pour la vente de produits (y compris des produits d'édition) ou pour la promotion d'évènements culturels ou touristiques. Il faut sortir des schémas traditionnels et trouver des options adaptées à notre monde actuel. Mais laisser une société se foutre de vous à ce point-là est désolant. Demandez un peu de transparence sur les conditions que Médiakiosk offre aux exploitants éventuels et je pense que vous aurez la réponse du pourquoi personne ne se bouscule au portillon. Et à la réflexion, la ville devrait demander plus en redevance annuelle et prendre en charge l'animation des kiosques et la création d'emplois pour le faire.

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  2. Voyez en suisse ce qu'ils vendent c'est diversifie et ca marche si c'est que les journaux forcement c'est pas interessant

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  3. En suisse ca marche et dans bien d'autres villes,c'est la diversification qui fqit attraction au plaisirs du commerce et de sa concurrence

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