mardi 9 février 2016

Drogue : Comment gagner 1 million d'euros par mois sur le bassin annécien ?

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http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/l-heroine-fait-son-retour-en-france-748915.html

Quand j'ai entendu ce chiffre, la semaine dernière à la télé, je n'en revenais pas : 1 million d'euros par mois ! De quoi s'agit-il ? Des recettes liées au trafic d'héroïne (la drogue) sur notre bassin annécien. 

Annecy en Une d'une chaîne d'info pour parler du "grand retour de l’héroïne en France", voilà qui a de quoi nous inquiéter. Alors que dans le reportage on reconnait aisément les bois autour de la Visitation et que l'on voit avec quelle abnégation et professionnalisme les policiers d’Annecy tentent d'enrayer le phénomène, on reste interloqué.

Annecy ne serait donc pas seulement la belle carte postale ? Une mafia visiblement d'origine albanaise aurait pris la main sur un vaste réseau de distribution. Annecy en serait la plaque tournante. On connait malheureusement les ingrédients d'un tel succès : proximité des frontières (suisses et italiennes) pour l'approvisionnement et niveau de vie assez élevé (pour les consommateurs) voilà qui fait d'Annecy un "marché" à fort potentiel et à risques limités.

Bien que la lutte contre les stupéfiants soit un long combat, déjà engagé depuis plusieurs mois par les policiers annéciens auxquels il faut rendre hommage, il est urgent de prendre ce problème à bras-le-corps pour stopper cette entreprise criminelle. 

On ne peut tourner les yeux sur cette réalité. Il faut agir vite et fort pour démanteler ces réseaux. De nouveau, j'invite le maire d'Annecy à demander des renforts de police pour aider nos policiers. Notre positionnement frontalier nous expose à des fléaux particuliers qui demandent des moyens particuliers et supplémentaires pour y faire face.

Oui, à Annecy aussi il y a des problèmes. Cela ne réjouit personne. Mais le cacher ou le nier serait une faute. Au contraire, il faut parfois savoir demander de l'aide pour lutter contre ces réseaux d'héroïne (drogue mortelle je le rappelle et dont on risque de voir rapidement, à l'hôpital, les effets pour la santé publique) au bien encore contre la vague de braquages qui touchent notre ville et notre agglomération depuis le début de l'année (au moins 10 faits criminels).

On ne peut laisser ainsi des espaces publics de notre ville tomber entre les mains des mafias et des malfaiteurs.

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