mardi 22 décembre 2015

Fusion de communes : une méthode à confirmer

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Jeudi dernier, à la suite du conseil d'agglomération, une réunion des 202 conseillers municipaux des 6 communes qui réfléchissent à fusionner au 01 Janvier 2017 s'est tenue (s'il y a fusion le nombre d'élus en 2020 sera réduit à 55).

Une méthode de travail a été énoncée. Des groupes de travail vont se réunir pour plancher sur 11 sujets (Finances/RH, sports, culture, scolaire, logements, vie démocratique...). Malheureusement pour les oppositions (et les électeurs qu'elles représentent) seules les majorités participent à ces groupes de travail. On nous en a exclu pour plus d' "efficacité" et par peur de groupes trop nombreux (quand on voit ceux qui travaillent réellement dans ce genre de groupe, on peut se dire que l'argument est bien faible...). Inutile d'insister sur le fait qu'une majorité comme celle de Pringy ou de Meythet, élues avec beaucoup moins de voix que nous, aura droit au chapitre, pas nous.

On nous a expliqué que cela n'était pas grave car toutes les sensibilités politiques étaient représentées dans les différents exécutifs... sauf que ceux qui n'ont pas d'étiquette politique (ou plus) ne sont donc pas représentés. (Le partage du pouvoir entre PS, UDI et LR a encore de beaux jours devant lui visiblement). Personnellement, je ne me sens pas représenté dans ces groupes de travail.

Alors en contrepartie tous les conseillers municipaux auront droit au compte-rendus qu'ils pourront commenter. Ces remarques remonteront aux groupes de travail qui trancheront. Il faut noter également qu'une réunion à huis clos sera dorénavant organisée après chaque conseil municipal pour faire le point, commune par commune.

Nous avons accepté cette proposition de méthode. Avions-nous le choix ? Bien sûr, nous aurions préféré participer directement aux groupes de travail (202 conseillers divisés par 11 groupes : 18 élus par groupe, il me semble que c'était gérable...). Mais si on râle sur cette méthode on va nous dire qu'on râle tout le temps... Et il semble que les électeurs préfèrent souvent les élus moutons... Sans oublier que les majorités auraient alors détournée notre agacement sur la méthode pour le transformer en  opposition au projet de fusion... ce qui n'est absolument pas le cas.

Au cours de cette grande réunion, je me suis inquiété de la concertation avec la population qui tarde à venir. Il ne faudrait pas que tout soit, quand même, décidé avant la concertation, me semble-t-il... Oh mince, c'est vrai ce n'est pas le genre de nos élus majoritaires... On peut donc être confiants.
La concertation avec la population est laissée au libre choix des différents maires qui l’organiseront comme ils veulent sur leur commune. C'est quand même dommage qu'à un an d'un possible mariage à 6, on ne soit pas fichu d'adopter une méthode commune... Enfin passons... A Annecy, si on a droit à la même concertation que pour la fusion à 13 (c'est-à-dire aucune réunion publique, aucun atelier citoyen, rien, nada, que dalle...) çà promet...

Un élu de Pringy s'est interrogé sur le fait que les maires et les exécutifs balaient d'un revers de manche la question de passer par le référendum pour consulter la population. Cette question est très pertinente et mérite une réponse plus argumentée que le discours vide qui nous est servi (et que l'on nous a resservi) à chaque fois.

Oui, le référendum est possible. Oui, n'ayant pas été élus sur un programme de fusion, il est légitime de se poser cette question. Là aussi, lassé de prêcher dans le vide auprès d'élus de tous bords qui, de toutes façons, se sont déjà mis d'accord entre eux (à se demander s'ils ne se sont pas déjà répartis les postes...), fatigué de cette oligarchie qui discute entre elles, je n'ai pas poussé cette idée. On ne peut pas se battre sur tous les fronts, souvent seuls...

On nous dit que le référendum est dangereux (sic!!!) car si la participation est insuffisante (il faut 50% de participation pour que le résultat soit validé) le projet tombera à l'eau. C'est faux. La meilleure preuve en est ce que sont en train de faire les communes autour de Thorens-Glières.

On pourrait très bien programmer un référendum pour Avril. Si toutes les communes disent OUI et qu'il y a plus de 50% de participation, c'est fait. Si la participation est inférieure à 50%, les conseils municipaux peuvent parfaitement reprendre la main derrière (avant Juin). Dans une commune où la population aurait dit OUI majoritairement au référendum mais où les 50% de participation ne seraient pas atteints, le conseil municipal pourrait légitimement adopter la fusion. Bien entendu si la population d'une commune disait NON cela voudrait dire que la commune se retire du projet de fusion.

Sur cette affaire, face à un élu de la moins peuplée des 6 communes, j'ai trouvé les maires bien légers et pour tout dire pas très honnêtes. Nous savons qu'il faut gagner la confiance pour faire adhérer les populations (et les élus) à ce projet. Or, voir tous les maires (notamment des plus grandes villes) répétés en boucle cet argumentaire faux, ne me laisse rien présagé de très réjouissant pour l'avenir...

Je tiens à dire que dans cette affaire de fusion, les maires sont des élus comme les autres. Que ces petits conciliabules à 6 pour travailler des argumentaires d'enfumage des élus, ça ne va pas me plaire très longtemps. Soit on se parle franchement et on répond honnêtement aux question légitimes des élus, soit sinon le projet de fusion est déjà mort. 

1 commentaire:

  1. Les copains d'abord et ceux qui filent droit... sans broncher !

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