vendredi 2 octobre 2015

Soutien à Annecy Cinéma Italien


Le festival de cinéma italien d'Annecy vient de clore sa 33e édition. Comme chaque année, ce festival est un rendez-vous très attendu par de nombreux annéciens, aficionados du cinéma transalpin.

Depuis 33 ans, le festival du cinéma italien d'Annecy maintient le lien fraternel qui nous lit, par l'histoire, avec l'autre côté des Alpes. En 33 ans, ce festival a su s'imposer comme une référence nationale (c'est le seul festival de cinéma italien subventionné par l'Etat via le CNC) mais aussi comme une référence en Italie. C'est ce qu'on redit bon nombre de réalisateurs et professionnels du monde du cinéma italien au cours de cette édition 2015.

Pour affirmer ce lien, cette partie de l'âme d'Annecy qu'est devenu ce festival, la ville d'Annecy a même fait Ettore Scola (immense réalisateur) citoyen d'honneur de la ville.

Pourtant le festival est dans la tourmente. Un audit a été demandé par la ville et la C2A pour apporter des changements. Je suis de ceux qui pensent que les changements ne sont pas négatifs en soi. Il ne faut pas les craindre. J'ai d'ailleurs demandé à plusieurs reprises qu'un tel travail soit mené sur d'autres événements, comme la fête du lac. Sans résultats malheureusement.

Malheureusement, on connait aussi la méthode de nos élus politiques : concertation minimale. Tout s'est fait dans le secret. Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir réclamer, par la voix d'Evelyne, à de nombreuses reprises des éclairages, des précisions sur cet audit...

Alors quand, en début de festival, des rumeurs se font jour, elles trouvent naturellement un terreau fertile, propice à toutes les exagérations ou bien encore à toutes les anticipations bienheureuses. Car aucun élu y compris moi (hormis le saint des saints) n'a encore eu accès aux conclusions de cet audit qu'elles fuitent déjà dans la presse. C'est une méthode fâcheuse et regrettable. 

C'est pourquoi j'ai attendu le conseil d'agglomération d'hier soir pour demander des explications, et apporter mon avis sur ce dossier, sachant que les préconisations de l'audit (si j'ai bien compris, il y a plusieurs pistes) seront présentées à la prochaine commission culture de l'agglomération.

Personnellement, je regrette le silence et l'absence de concertation qui a de nouveau entouré ce dossier. La mise sur la touche, au cours de cette réflexion, du directeur du festival est également un élément fâcheux. Sur le fond, je veux assurer les organisateurs du festival de mon soutien et de ma détermination à défendre le maintien d'une édition annuelle de ce festival car chacun peut comprendre qu'une biennale n'apporte évidemment pas la même dynamique et ne permettrait pas de maintenir des liens étroits avec les professionnels du cinéma italien, condamnant à terme ce festival.

De la même façon, je crois que ce festival devrait être porté par une association distincte de Bonlieu (bien que Bonlieu doive rester le lieu majeur de ce festival), constitué de professionnels et de militants, soucieux de régénérer ce festival et de le protéger.

J'en ai profité, hier soir, pour interroger l'agglomération sur la politique culturelle menée par Bonlieu alors que nous apprenions cet été la fin des Noctibules (car après des faux espoirs de changement de formule, il semble bien que cet événement soit condamné) et donc une remise à plat du festival. Ces deux événements populaires (l'un gratuit, l'autre très peu cher), pilotés tous deux par Bonlieu (l'un sous commande de la ville, l'autre de l'agglo) sont aujourd'hui clairement sortis du giron de Bonlieu. Nous sommes en droit de nous interroger sur la pluralité culturelle que souhaite proposer Bonlieu, qui semble vouloir se "resserrer" autour de sa programmation "scène nationale".

Je veux simplement rappeler à tous, que la rénovation de Bonlieu a couté plus de 30 millions d'euros à l'ensemble des contribuables de l'agglo et que cela n'a pas été payé par les seuls adhérents de Bonlieu. On peut donc légitimement attendre de Bonlieu qu'elle propose une offre culturelle pour ses adhérents, mais aussi pour l'ensemble de la population. C'est ce que proposait les deux événements cités. Je suis inquiet sur le virage que semble prendre Bonlieu en délaissant les événements hors les murs. Je l'ai donc dit  clairement (car j'aime la franchise) et publiquement hier au soir. J'espère pouvoir être rassuré rapidement sur l'orientation d'offre que souhaite prendre Bonlieu.

1 commentaire:

  1. Comme pour le festival du cinéma espagnol, la ville reprend les rennes en imposant sa logique de restriction.

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