samedi 18 juillet 2015

Pour un droit de préemption commercial

Annecy compte de très nombreux commerces (c'est une des densités par habitant les plus importantes de France) dans quasiment tous les domaines. Cette richesse est une chance. Les commerçants animent, souvent tout au long de l'année, par leur présence, les rues de notre ville.

Bien sûr cette présence nombreuse de commerces est un avantage concurrentiel très important pour notre image touristique. D'ailleurs, il n'est qu'à voir nos réflexes quand parfois nous partons en vacances dans des coins de France moins bien desservis : on est vite perdu. Chez nous, trouver des commerces ouverts régulièrement est devenu naturel.

C'est que les commerces sont aussi des services pour la population locale. Et c'est pourquoi, je n'ai jamais opposé "tourisme" et "Annéciens". Ce serait totalement absurde car le tourisme est notre deuxième source de richesse et d'emplois locaux. On ne peut s'en passer et j'ajouterais qu'une telle volonté serait totalement irresponsable.

A Annecy, tourisme et habitants ne doivent pas s'opposer mais se compléter. La manne touristique doit être mise au service des Annéciens, de leurs emplois, de leurs services publics, de leur qualité de vie. Les commerçants d'Annecy participent de cette dynamique profitable à tous.

Visuel de la loi ACTPE

Il se trouve que nous avons aussi des quartiers moins bien équipés en commerces du quotidien (boulangerie, boucherie, etc...). C'est un handicap pour les habitants de ces quartiers. Or, la ville pourrait agir. Comment ? En achetant des locaux commerciaux pour les louer ensuite à des commerçants dans un esprit de service au public. C'est ce qu'on appelle le droit de préemption commercial. 

Le droit de préemption existe déjà à Annecy sur les habitations. La ville est prioritaire pour racheter des logements en cas de vente. C'est le même principe que nous avions proposer d'instaurer dans notre programme pour les dernières élections municipales. Ceci afin de permettre l'installation dans certains quartiers d'une diversité de commerces plus importantes, nécessaire à la vie quotidienne. Nous savons tous que ce qui effraie les potentiels nouveaux commerçants, ce sont les prix de l'acquisition des locaux. En achetant puis louant des locaux, la ville pourrait satisfaire une demande des habitants de certains quartiers tout en créant de l'activité économique.

Ce droit de préemption commercial a été mis en oeuvre par des communes de notre agglomération. Nous avons les retours d'expérience et ils sont positifs. Alors à quand une telle évolution (pas Révolution !) sur Annecy ?

1 commentaire:

  1. Rumilly a le droit de préemption pour les commerces mais ne s'en sert pas. Le Maire invoque; comme d'habitude, le manque de moyens. Il est clair qu'il faut mobiliser des fonds pendant la période entre l'achat et la revente mais aussi avoir une personne chargée de trouver les acquéreurs.
    A la différence d'Annecy, à Rumilly il y a tellement de locaux inutilisés que la tâche de redynamisation semble à peu près impossible à moins de doubler la population et arrêter la construction de centres commerciaux sur la périphérie.

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