mercredi 1 juillet 2015

Le peuple grec a le droit de choisir

Je ne souhaite pas prendre ici position, comme le font trop de politiciens nationaux, sur la réponse que chaque grec devrait donner dimanche au référendum que le Premier Ministre Alexis Tsipras a provoqué dimanche au sujet de l'Europe.

Mes valeurs, mon éducation, mon engagement politique me poussent à dire deux choses simples:
- je trouve parfaitement respectable et courageuse la décision du premier ministre de consulter sa population, après des années d'austérité. Il a été élu pour cela (que çà nous plaise ou non : arrêter cette politique stupide selon de nombreux économistes, d'une austérité qui tue tout espoir d'avenir en Grèce).
- la réponse du peuple grec sera nécessairement la meilleure pour eux-mêmes.

Je suis scandalisé et pour tout dire atterré de certaines réactions de nos politiques nationaux. Convoquer un référendum sur une question aussi importante ce serait du populisme... Non, c'est remettre au contraire les choses à l'endroit en rappelant que l'économie est au service des hommes, qu'elle doit être soumise au politique.
La question est trop compliquée et les grecs vont répondre à côté. Cette assertion renvoie à deux idées. 1) Les peuples sont trop bêtes donc laissons les élites choisir. 2) L'Europe n'est plus une démocratie car en démocratie les peuples doivent pouvoir comprendre les règles, les lois qui s'imposent à eux. Si c'est trop compliqué, alors il faut simplifier pour redonner le pouvoir aux peuples européens.

Je souhaite de tout mon cœur que la Grèce, grand pays par sa culture qui a tant apporté à l'Europe, puisse rester dans l'Europe pour y trouver un épanouissement et une prospérité. Mais cette Europe qui s'apprête à laisser tomber un de ses enfants, ce n'est pas mon Europe. Cette Europe qui réagit avec tant de violence contre une décision de référendum, ce n'est pas mon Europe.

Sans toujours partager les analyses des organisateurs, je crois aujourd'hui qu'il faut se mobiliser pour rappeler à l'Europe ses valeurs et son destin : celui de la première démocratie du monde, créée en Grèce.  Je relaie donc cette invitation :


2 commentaires:

  1. Si le vote servait à quelque chose, il y a longtemps qu'il serait supprimé!!!

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  2. Le billet est suffisamment court pour être juste , mais gagnerait à se compléter de la description de l'Europe selon vos vœux dans le système financier tel qu'il est .

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