lundi 13 juillet 2015

Fusion à 13 : c'est mort

J'ai déclaré dans l'essor savoyard de cette semaine que le projet de fusion des 13 communes de l'agglomération était "mort" (dixit).

Pour qu'une commune nouvelle à 13 (+ l'agglo) soit votée, il aurait fallu l'unanimité des 13 conseils municipaux ou bien un vote favorable d'au moins 2/3 des communes (représentant au moins 2/3 de la population de l'agglo) pour organiser un référendum.
Il est précisé aussi qu'il n'est pas possible d'obliger une commune dont les habitants auraient voté à plus de 2/3 des voix contre la fusion de l'intégrer "de force" à la commune nouvelle.

On oublie déjà l'unanimité des conseils municipaux puisque l'on apprend dans le Dauphiné du jour que les conseils municipaux d'Epagny et de Metz-Tessy ont rejeté "à l'unanimité" cette voie de fusion à 13. Ils suivent en cela logiquement les déclarations qu'ils ont eu lors du dernier conseil d'agglomération.

Reste donc la voie potentiellement référendaire si 2/3 (67%) des communes votaient OUI. Or, lors du conseil communautaire du 25 juin, 7 communes (54%) ont fait savoir qu'elles étaient opposées à cette fusion. Il faudrait donc que le Président arrive à "retourner" au moins 3 communes et ainsi obtenir au moins 9 votes favorables de conseils municipaux.

Je ne crois pas un instant à un tel scénario. Les élus sont des personnes responsables, notamment dans les petites communes. Leurs positions du conseil d'agglomération du 25 juin a été réfléchie en amont et je vois mal ces élus se dédire devant leurs conseils municipaux.

Il n'y aura donc pas de référendum. Pas de fusion à 13. Comme je l'ai déjà dit, je ne vais pas pleuré ce projet mal ficelé, avec une méthode à la hussarde, contre lequel j'ai voté en conseil d'agglomération. Dommage que certains (de tous bords politiques) continuent à s'entêter dans ce projet qui est mort-né. Inutile de raconter des sornettes aux citoyens, la parole politique est déjà assez détériorée comme cela sans avoir besoin d'en rajouter.


Il faut savoir tourner des pages. Passer à autre chose. Tout en prenant le temps de faire l'analyse critique de l'échec de ce projet porté par l'exécutif dont la responsabilité est première.

MM. Rigaut et Accoyer ont voulu prendre le problème à l'envers en fusionnant d'abord et en discutant ensuite d'un projet commun. Ils ont ainsi cru qu'ils pourraient dicter leurs volontés au maires des communes périurbaines. Dans un certain sens, cet épisode montre qu'au-delà de la vision très politicienne que l'exécutif a de ce dossier, malgré les pressions exercée, malgré le fait qu'ils pensaient pouvoir tordre le bras aux élus locaux, il existe encore des élus capables de réfléchir par eux-mêmes et de dire NON quand ils jugent que les projets proposés ne sont pas bons pour leurs populations.

Accepter ses défaites (JO2018, fusion à 13...), les analyser, c'est apprendre à grandir.

Comme je l'ai dit dans mon intervention à l'agglo, "la C2A restera toujours notre maison commune". Je souhaite que cet épisode ne laisse pas trop de séquelles entre nous. Je ne serai pas de ceux qui "se souviendront du vote" des maires et chercheront à "leur faire payer" leurs positionnements. Au contraire je souhaite maintenant de l'apaisement et le retour au travail.

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