jeudi 23 juillet 2015

Financer différemment nos associations et clubs


Les assises de la vie associative qui se sont tenues en juin ont permis de faire prendre conscience à la majorité de quelques réalités vécues par les associations et clubs d'Annecy.

3 pistes de réflexion ont été retenues par la majorité (nous verrons bien ce qu'il en sortira!).

J'ai personnellement insisté pour qu'une 4e piste soit ouverte rapidement : celle de la sécurisation des financements. C'est une préoccupation qui ressortait massivement des questionnaires envoyés aux associations et qui est présente à chaque fois que j'échange avec un(e) président(e) d'association ou de club sportif.

Actuellement, les subventions sont décidées année par année. Cette situation, si elle répond à une logique comptable, ne répond pas aux attentes des associations et clubs sportifs qui ont besoin de lisibilité dans le temps et de planification. Il faut donc passer à une autre logique : celle des financements pluriannuels (disons triennaux c'est-à-dire sur 3 ans).

Une association, comme un club sportif, est une "mini-entreprise", qui a besoin d'avoir une vision claire sur quelques années pour engager ses actions et ses investissements. Elle ne peut être suspendue année après année, aux décisions municipales.

Cette manière de repenser les subventions serait une véritable avancée et permettrait de faire retomber un peu la pression dans un climat anxiogène où on nous rabâche à longueur de temps que les baisses de dotations d'Etat vont avoir un impact sur les subventions. Ce climat paralyse les associations et clubs sportifs, dans une situation économique et sociale où, au contraire, il faut qu'ils continuent à agir et à investir, avec le soutien de la ville. 

Oui, on peut discuter et même acter collectivement que, pour faire face à ces baisses de dotations (en partie compensées par la hausse des fonds genevois !!! il ne faut pas tomber dans le catastrophisme), il faudra limiter les hausses des enveloppes de subventions. Mais l'annoncer, l'assumer tout en offrant une perspective à 3 ans, ce n'est pas la même chose que de laisser planer un doute année après année.

Les président(e)s d'associations et de clubs sportifs sont des gens raisonnables qui peuvent parfaitement comprendre la réalité financière qui est celle des villes. Mais de notre côté, nous devons aussi comprendre la réalité qui est celle des associations et des clubs sportifs, qui ont besoin de programmer leurs investissements et achats de matériels, qui ont besoin de lisibilité sur les financements pour maintenir un emploi, ou embaucher un apprenti, un contrat d'avenir, etc...

J'ai fait inscrire cette 4e piste lors de la dernière commission. J'ai abordé la question en conseil municipal. L'idée d'étudier une telle faisabilité (qui se pratique ailleurs) a été acceptée. Je sais que c'est un changement de manière de travailler, y compris pour nos services municipaux. Mais la capacité d'adaptation est une qualité indéniable que nos agents ont et je suis serein sur leur capacité à nous épauler dans cette (r)évolution.

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