jeudi 28 mai 2015

ETG en ligue 2

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La mauvaise nouvelle est donc tombée. La saison prochaine, le club de foot ETG sera relégué en ligue 2 après 4 années passées dans le top 20 des clubs français. Cette annonce a été pour moi une tristesse. Je pense à cette équipe qui nous a beaucoup fait vibrer, aux joueurs, et aux supporteurs qui ont été souvent nombreux à être présents au stade d'Annecy.
Je souhaite à l'ETG une saison prochaine pleine de plaisir, de bonheur et de succès même si cela se fait en ligue 2. Et je continuerai à les encourager de tout mon cœur.

Néanmoins, comme beaucoup d'Annéciens que je rencontre, je ne peux qu'espérer que, de cette relégation, sorte du positif. En premier lieu, que cette réalité du foot professionnel (des années çà marche et d'autres moins) fasse baisser la température de la tête de certains de nos responsables politiques. Dans ces histoires, il vaut toujours mieux garder la tête froide !

Je rappelle simplement les prises de position successives de la majorité actuelle sur ce dossier.

D'abord, lorsqu'ETG allait monter en ligue 2 et que cette équipe n'avait pas de stade, la réponse a été : "qu'ils aillent jouer à Grenoble ou à Genève, on ne veut pas du foot business chez nous".

Puis lorsqu'ils sont montés en ligue 1 et que le président de l'ETG a demandé un nouveau stade, JL Rigaut a foncé, proposant un terrain à Seynod et l'aménagement des VRD (pour plus de 10 millions d'euros d'argent public !). Face à l'hostilité générale (dont j'ai été l'un des artisans), le maire a fini par renoncer mais en proposant de totalement chambouler le stade d'Annecy. On a même évoqué la suppression de la piste d'athlétisme (club emblématique et historique du stade) avant de se raviser.

Et maintenant qu'ETG redescend en ligue 2, le maire annonce le gel des investissements sur le stade et l'ensemble du parc des sports.

Cette politique, extrémiste à chaque étape, du RIEN, puis TOUT, puis RIEN, n'est pas sérieuse. On ne décide pas d'une politique en fonction des résultats d'une équipe de foot, mais en fonction de l’intérêt général pour les Annéciens.

Pour ma part, je rappelle mes prise de positions, toujours plus nuancées et pragmatiques. D'abord, contrairement à la majorité, j'ai toujours été favorable à l'accueil de l'ETG à Annecy car j'ai toujours considéré que dans les valeurs haut-savoyardes, il y avait aussi l'accueil et l'entraide. ETG n'avait pas de stade, il était de notre devoir de les accueillir (mais c'étaient eux les demandeurs, pas nous).

Ensuite j'ai toujours défendu l'idée que si ETG voulait un nouveau stade, ils avaient qu'à se le payer mais aucun argent public ne devait participer. Je trouvais plus responsbale de rénover le stade d'Annecy AUX FRAIS de l'ETG car ce sont eux qui étaient demandeurs. Evidemment ces aménagements ne devaient pas se faire contre l’intérêt de nos clubs locaux, et en particulier j'ai toujours été très virulent contre la suppression envisagée de la piste d'athlétisme.

Aujourd'hui, je pense qu'il faut continuer à investir pour le sport et pour le parc des sports. Mais en ayant toujours en tête l'ordre des priorités suivantes : 1) nos clubs locaux, 2) les riverains, et 3) ETG. Dans ce cadre, on n'arrête pas d'investir quand l'ETG perd une division !

Je pense que trois investissements sont aujourd'hui prioritaires : rénover la piste d'entrainement d'athlétisme, construire une salle de dojo pour tous nos clubs d'arts martiaux, aménager une tribune et des vestiaires sur le terrain d'annexe utilisé par le FC Annecy. Ces trois points étaient dans notre programme électoral (avec en plus la rénovation du stade des Coteaux). Ce sont des investissements utiles à nos clubs, qui permettent une meilleure cohabitation entre ETG et les clubs, mais effectivement je n'ai jamais promis la lune, c'est-à-dire une rénovation totale du parc des sports dont le montant se chiffrerait en dizaine de millions d'euros.

Comme beaucoup j'adore le sport et je pense que la mission des élus est d'accompagner les clubs, car ce sont de véritables écoles de la vie, de l'effort, de l'humilité et de la joie partagée. Mais il faut toujours construire sur du solide, comme le prouve aujourd'hui le FC Annecy et son ascension en CFA 2. Je ne construis pas sur du sable, sur les aléas de résultats sportifs du foot professionnel. Je peux comprendre qu'en tant qu'ancien sportif, on s'emballe et on mette en place des politiques qui passent du Tout au Rien, sans véritable cohérence. Ce n'est pas ma manière de faire car il faut toujours savoir faire la part des choses entre les émotions parfois intenses qui naissent grâce au sport, et le sérieux nécessaire à la gestion de tels dossiers.

Personnellement, ma ligne a toujours été la même et elle le restera, dans une vision  qui sache prendre la distance nécessaire face aux paillettes et aux sirènes du sport spectacle. Gardons en tête notre bon sens savoyard, avançons mais avec le pragmatisme et le sérieux nécessaires.

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