dimanche 12 avril 2015

Mon intervention contre le centre des congrès à Albigny

Voici le texte de mon intervention lors du conseil d'agglomération de jeudi 09 avril, pour justifier mon vote CONTRE l'avant-projet proposé par MM. Accoyer et Rigaut. J'associe à cette intervention Claire Lepan. (à retrouver en cliquant ici: intervention) [merci à Didier Baillet pour le crédit photo]



"Cher(e)s collègues,

Voici plus de quatre ans, en novembre 2010, le président a fait voter une délibération pour lancer des études et un concours d’architectes en vue de la construction d’un nouveau centre des congrès sur la presqu’île d’Albigny. A l’époque, le discours était de dire : nous lançons les études, nous prendrons la décision finale plus tard, au moment de l’avant-projet définitif. Nous y sommes. Aujourd’hui, chacun de nous est face à ses responsabilités, face aux citoyens. Nous pouvons nous entêter dans un projet de plus en plus contesté et de plus en plus couteux, ou bien être raisonnable, à l’instar de la décision que vient de prendre par exemple le président UMP de Chartres Métropole en abandonnant le projet de centre d’expo qu’il portait et dont les coûts augmentaient fortement.

Il n’aura échappé à personne que depuis cette délibération de 2010, contre laquelle j’avais votée, je mène politiquement avec d’autres un combat difficile, parfois houleux mais toujours respectueux en ce qui me concerne, contre ce projet. Le combat est aussi mené par des associations et des citoyens que je veux ici saluer amicalement et remercier chaleureusement pour leurs actions et l’animation du débat démocratique qu’elles mènent avec constance et sérieux depuis des années. Les milliers de signatures récoltées par leur pétition, tout comme le résultat des dernières élections municipales à Annecy où 55% des habitants ont voté pour des équipes opposées à ce projet, atteste du rejet par de très nombreux citoyens de ce lieu d’implantation. C’est aussi face à ces citoyens que vous aurez à voter ce soir, et j’incite mes collègues de la commune d’Annecy à se rappeler cette réalité démocratique qui leur donne certes la majorité des sièges, mais pas la majorité des cœurs.

Personne n’est pour le statut quo sur la presqu’île. Tout le monde voit bien que les maisons actuellement présentes n’ont pas vocation à y rester. L’alternative n’est donc pas entre ce statut quo et le centre des congrès, mais entre le centre des congrès et l’ouverture de cette partie de la presqu’île au public par extension du parc Charles Bosson, dans un processus respectueux des propriétaires. Derrière cette alternative simple, parc ou béton, c’est un choix historique que nous devons faire ce soir. Voulons-nous poursuivre l’œuvre des anciens, notamment des maires d’Annecy, qui ont tout fait pour ouvrir les berges du lac au public ? Ou bien voulons-nous tourner le dos à cette histoire et entrer dans l’inconnu celui du règne du béton et du fric en bord de lac ? Il existe un lien absolu, vital entre les Annéciens et leur lac, il fait partie de leur ADN. Il est à eux tous et non pas uniquement à quelques congressistes, consommateurs de beaux paysages. Nous ne consommons pas le lac d’Annecy, nous le vivons, nous le respirons, il respire par chaque pore de notre peau. Les berges du lac sont le jardin que beaucoup d’habitants n’ont pas faute de moyens financiers. Il n’est qu’à se promener le dimanche en bord de lac pour s’en rendre compte.

Notre mission absolue est de poursuivre cette œuvre et de l’amplifier, pas de bétonner 10 000m² de rivage et de privatiser les bords du lac. Je souhaite avant d’étayer mon positionnement sur ce dossier dire quelques mots à l’adresse des architectes afin que mon propos ne porte aucune confusion. Mon intervention n’a aucun rapport avec votre travail et la qualité de l’architecture que vous nous proposez. Je connais votre réputation et elle plaide plutôt pour un regard bienveillant. Mais l’élu que je suis n’est pas là pour dire si telle ou telle architecture lui plait ou non. Je suis là pour penser et agir pour l’avenir, pour les générations futures. Et personnellement, je souhaite leur léguer un lac propre, libéré de toute construction sur ses rives.

Trois séries d’arguments font que je voterai contre la délibération de ce soir.

1) D’abord le non-respect de la loi littoral. Le projet qui nous est présenté propose de construire 10 000 m² de surface au sol, plus encore qu’annoncé après le concours d’architectes. Les habitations existantes forment un total d’environ 1 000 m². Vous nous proposez donc de multiplier par 10 le volume de béton. Cela, j’en suis convaincu n’est pas conforme à l’article 146-4 alinéa 2 du code de l’urbanisme.

Le président et le premier vice-président font une lecture très partiale de la loi. Pour eux, le qualificatif de « zone urbanisée » s’applique à la presqu’île. Ils ont raison. Pour autant, ce qualificatif n’exonère en rien du respect de la loi littoral qui s’applique aussi sur les zones déjà urbanisées, dont l’exigence d’une extension limitée de l’urbanisation. C’est ce que nous rappelle le courrier envoyé par le collectif de citoyens et que nous avons tous reçu. La jurisprudence donne aujourd’hui une application précise de la notion « d’extension limitée d’urbanisation » en entendant par là une extension maximale de 10% par rapport au bâti déjà existant, soit dans le cas présent environ 2500 m² de surface de plancher et une emprise au sol de 1000 m². C’est ce que nous rappellent les jugements de la Cour Administrative d’Appel de Marseille du 18/03/10 concernant le MuCEM, la CAA de Nantes dans son jugement du 9 mars 2012 concernant une société immobilière ou bien encore les arrêts du conseil d’Etat des 27 septembre 1999, et du 05 avril 2006, pour ne citer que quelques exemples.

C’est aussi ce qu’avait répondu en 2006 le tribunal administratif à la ville d’Annecy lorsque son maire, Bernard Bosson, l’avait saisi au sujet de la constructibilité sur le tènement de l’ancien hôpital. D’ailleurs, le projet de Crédit Agricole Immobilier respecte scrupuleusement cette donnée en étendant légèrement la surface au sol de ses immeubles par rapport au bâti de l’ancien hôpital et de ses annexes. Le projet n’a d’ailleurs jamais été attaqué sur ce point car chacun savait qu’il était conforme à la loi littoral. Il est dommage que l’agglomération n’ait pas eu l’idée de faire une telle demande préalable au TA pour qu’il nous éclaire sur la constructibilité maximale sur la presqu’île au regard de la loi littoral. C’est pourquoi à trois conseillers d’agglomération, nous avons pris l’initiative d’écrire directement au Préfet qui nous a répondu. Mais il apparait que nous nous sommes peut-être mal exprimés car il ne répond pas à notre question. Il ne s’agit pas d’avoir des nouvelles sur les recours juridiques actuellement en cours, recours qui de mon point de vue sont parfaitement légitimes et fondés et ont toutes les chances, je l’espère, d’aboutir. Et je remercie encore les associations pour le travail juridique qu’elles mènent sur ce volet là aussi. 

Il s’agit, dans notre courrier, de se placer dans votre hypothèse qui considère comme validés tous les documents d’urbanisme votés (SCOT, PLU, etc…) et d’avoir une réponse à la question suivante : monsieur le président du TA pouvez-vous nous dire combien de mètres carrés peuvent être construits sur la presqu’île d’Albigny ? Afin de clarifier notre demande nous avons écrit de nouveau au préfet. D’ailleurs, j’invite d’autres élus à nous rejoindre sur cette procédure de bon sens qui éviterait de nous lancer dans un projet irréalisable et dans des dépenses publiques totalement inutiles. Car le projet présenté de 10 000 m² est, au regard de la loi littoral, bien trop grand. Le pied est bien trop grand pour la chaussure, et nul doute que le tribunal cassera le projet que vous présentez ce soir. Je suis parfaitement confiant et serein sur ce point, alors pourquoi continuer à s’entêter, à perdre du temps et de l’argent public ?

2) Deuxième point : les coûts. Il y a d’abord le coût de l’investissement qui sera supporté en intégralité et sans remboursements futurs, sans loyers, par la collectivité et les finances de l’agglomération seule. Je rappelle qu’aucun investisseur privé n’a voulu se jeter à l’eau. J’ai lu, Monsieur le Président, vos interviews aux journaux locaux et partout il transpire cette différence assez hallucinante que vous faites entre argent public et argent privé. J’avoue ne pas m’être encore remis de la légèreté avec laquelle vous semblez jouer avec l’argent du contribuable en lui faisant prendre des risques inconsidérés. 

Cette légèreté, sinon cette incompétence, saute aujourd’hui aux yeux de tous. Alors que pendant des années vous avez juré, dans tous les média, vous avez promis à tous les citoyens que le coût global ne dépasserait pas 37 M€ + 10 M€ d’acquisitions foncières voici qu’aujourd’hui vous proposez une hausse de 20% du coût de la construction, soit + 6.5 M€. Cette hausse, pour nous faire une idée, représente l’équivalent de 4 années de subventions de la C2A au logement aidé, ou bien est quasi égale au cout d’acquisition du Haras par la ville d’Annecy, ou bien encore à la valorisation de l’actuel terrain Balleydier. Ce n’est pas une paille ! Vous reconnaissez piteusement un amalgame, vous auriez dû dire une erreur de chiffrage et une erreur répétée pendant des années cela s’appelle une faute ! C’est dire si visiblement vous ne maitrisez pas vos dossiers et restez sourd depuis des années aux alertes lancées par l’opposition, droit dans vos bottes comme vous dites. 

Mais la réalité c’est que c’est nous qui avions raison : les coûts vont exploser et ce n’est que le début. Un exemple ? Le stationnement. Le projet ne comporte aucun stationnement. Je sais que pour vous, les congressistes vont tous venir en train, en avion, en hélicoptère, en bateau, à la nage, en taxi, en vélo, à cheval ou à dos d’âne. Pourtant, M. le maire d’Annecy, lors d’une réunion publique qui a eu lieu dans le quartier du Parmelan, vous avez évoqué l’hypothèse d’un plan B : la construction d’un parking silo aérien sur le terrain devant les locaux de l’ONF, avenue de France. Chacun appréciera au passage le comique de la situation. L’Office National de la Foret dont la mission est la préservation du patrimoine arboricole de nos territoires, complice d’un saccage d’arbres magnifiques sur la presqu’île d’Albigny. Il fallait oser avoir cette idée, vous l’avez eu ! Chapeau ! Mais qui va payer ? Et combien cela va-t-il coûter en plus ?

Mais le plus surprenant est de relire les échanges du conseil d’agglomération en 2006 au moment du vote du choix du terrain Balleydier pour construire le nouveau centre des congrès. Je rappelle au passage que la ville d’Annecy, contrairement à celle d’Annecy-le-Vieux aujourd’hui, mettait à l’époque le terrain gratuitement à la disposition de l’agglomération. Des conseillers d’agglomération d’Annecy-le-Vieux et parmi eux son maire, s’étaient élevés pour exiger que l’agglomération ne mette pas plus de 6.5 M€ dans ce nouveau projet. Aujourd’hui nous en sommes à 54 M€ au bas mot et je n’entends plus les cris en provenance de la colline. La cohérence n’est visiblement pas la qualité première de ces élus. Et les surprises financières ne sont certainement pas terminées. A ce rythme on finira à 80 M€ et on aura les hausses d’impôts inévitables pour couvrir ces dépenses somptuaires.

Sur le budget de fonctionnement, j’avais posé, il y a plusieurs années plus de 40 questions sur le business plan prévisionnel, tirées en partie du guide de France Congrès sur les questions à se poser avant de se lancer dans la construction d’un nouveau centre des congrès. Pas de réponse. Or, tous les centres des congrès de France sont déficitaires à quelques très rares exceptions près, y compris d’ailleurs celui qui est le nôtre à l’Impérial. Le marché des congrès est en baisse régulière. C’est donc dans un marché en déclin et de plus en plus concurrentiel que vous nous proposez d’investir tout notre argent, pour prendre le relais au cas où d’autres secteurs d’activités comme l’industrie venaient à s’essouffler. C’est du moins un argument largement ressassé par M. le premier vice-président mais que j’avoue avoir du mal à comprendre aux vues de la réalité économique du secteur des congrès.

Vous me rétorquerez vos fameux (et fumeux) 900 emplois induits, calculés au doigt mouillé ou à l’aide d’une boule de cristal. Je doute très fortement de ce chiffre comme beaucoup dans cette salle. Les cabinets d’experts disent ce qu’ils veulent pour habiller telle ou telle position politique. De toute façon, ils ne sont pas redevables si leurs prévisions s’avéraient fausses sinon je pense qu’ils seraient plus regardant sur les chiffres qu’ils avancent. En tous cas à près de 3000€/an la subvention à l’emploi induit c’est cher payé. Comment arrive-t-on à calcul ? C’est simple. Le remboursement du crédit pour réaliser le centre des congrès sera d’au moins 2.7 M€/an que je divise par 900 emplois. C’est donc une économie sous perfusion, totalement aidée par l’argent public et l’impôt que vous nous proposez. Personnellement, je me fais simplement deux remarques. La première est que je suis convaincu qu’avec d’autres projets économiques, pour les entreprises, nous pourrions créer, avec la même somme, beaucoup plus d’emplois. La seconde est : Comment allons-nous loger tous ces travailleurs précaires, saisonniers du tourisme d’affaire une fois que nous aurons engouffré tout notre argent dans un centre des congrès vide la moitié de l’année où seule brillera vraisemblablement l’enseigne lumineuse : Centre des congrès Accoyer-Rigaut flattant ainsi l’égo de nos deux élus ?

3) Mon troisième et dernier point concerne l’éloignement par rapport au centre-ville d’Annecy, à ses lieux touristiques, cafés, restaurants, terrasses… A l’origine, le choix du terrain Balleydier, en bordure de cette zone touristique, était une contrepartie à l’ouverture des centres commerciaux de Val-Semnoz et de l’Arcaloz, construits en plus du Grand Epagny. Pour faire face à cette concurrence nouvelle, il s’agissait de construire un équipement pour favoriser l’activité commerçante à Annecy, dans un tourisme 4 saisons en donnant du travail en période creuse. D’ailleurs, cette analyse de bon sens avait été inscrite dans l’ancien SCOT qui retenait le centre-ville d’Annecy comme un « espace commercial à valoriser ». Le nouveau SCOT, que je n’ai pas voté, par un tour de passe-passe dessine dorénavant un gros cœur d’agglomération qui, comme par hasard, inclut la presqu’île.

En éloignant le centre des congrès de la vieille-ville, on lui retire tout son effet d’entrainement sur l’économie locale. Les congressistes, comme c’est d’ailleurs le cas aujourd’hui, n’iront pas manger à midi en vieille ville mais dans le restaurant prévu à l’intérieur du projet pour justement combler ce vide. Les congressistes ne feront pas les magasins et ils ne prendront pas de cafés en terrasses avant de reprendre leurs travaux… En réalité le risque est grand de voir se développer un nouveau centre commercial à proximité de la presqu’ile, concurrent de la vieille ville. Au lieu de renforcer le tissu économique et commercial existant, le choix de la presqu’ile l’affaiblit.

Pour ces trois raisons, je voterai comme je l’ai toujours fait depuis 4 ans avec constance et courage, contre la délibération qui nous est proposée et je vous invite tous à en faire autant. Ce projet, à cet endroit, est mauvais pour Annecy et son agglomération, pour son lac, ses habitants, ses finances et son économie. Nous avons la responsabilité d’agir pour le bien commun, celui des générations actuelles et futures. Soyons à la hauteur de l’attente des citoyens, sachez chers collègues être courageux et dire non à vos chefs qui vous envoient, et nous tous avec vous, droit dans le mur. Par expérience, je peux vous dire que le courage de dire non à des logiques politiciennes pour favoriser le bien commun apporte un bonheur infini. Nous sommes ici pour défendre le bien commun, c’est le mandat que les électeurs nous ont confié.

Je vous remercie."



7 commentaires:

  1. Je viens de prendre connaissance , avec une vive émotion , sur ce blog , de votre intervention au conseil d' agglomération d' Annecy , contre l'avant projet définitif de réalisation du nouveau futur centre des congrès dans la presqu'ile de l'impérial. Au-delà de nos différences d' engagement politique , je suis , du fond de mon être , en accord avec votre opposition à ce projet et avec votre argumentation . Je manquerais à l' essentiel à ce que je crois si je ne l' exprimais pas publiquement . Je n' ai pas la prétention de dire que la politique menée sur les rives du lac , depuis 60 ans , depuis Charles BOSSON et P.L. SERVETTAZ est la bonne , même si c' est ma conviction, , mais j' ai la certitude que le projet actuel est son absolu contraire . Je crois , comme vous , que le courage est de dire non et de défendre le caractère sacré du lac et de ses rives . Bernard BOSSON , Maire Honoraire d' Annecy , Président Honoraire de l' Agglomération d' Annecy .

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    1. Ce projet est tellement inique et dangereux pour les générations futures qu'il faut vraiment que toutes les forces de tous bords s'unissent, pour arrêter à temps ce qui va défigurer notre environnement (et à quel cout)
      Merci Monsieur Bosson pour votre courage, Bravo Denis Duperthuy pour votre ténacité et votre connaissance du dossier, beaucoup " d'Agglomérants " et au-delà vous suivent et sont prêts à rentrer en résistance .

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    2. M. le maire, M. Bosson,

      Je vous remercie très chaleureusement pour votre soutien qui me va droit au cœur. Je l’accueille avec une très grande joie et comme un honneur que beaucoup d’autres mériteraient. Chaque Annécien connait le travail qui a été le vôtre pour la protection du lac et de ses rivages. Vous connaissez par ailleurs l’estime très profonde que je porte à l’œuvre de votre père et de ses compagnons.

      La défense du lac a toujours été un combat et, avec d’autres, nous ne faisons que poursuivre sur la route ouverte par eux. Le lac d’Annecy n’a pas de couleur politique. Notre combat commun n’est pas un combat partisan. Ce qui nous unit est bien au-delà de ça, il n’appartient à aucun de nous en particulier mais à tous en général. C’est l’amour d’Annecy et des Annéciens, la force de nos convictions et l’envie de voir loin pour demain.

      Le combat continue, tous ensemble.

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  2. Merci Mr Duperthuy pour votre intervention lors de la réunion du Comité d'Aglomération d'Annecy.Je suis Ancilevienne et j'ai voté "ecologie" aux dernières élections (sans succès mais c'était prévu car la droite tient toujours les cordons de la bourse et du pouvoir)
    mais il nous reste le pouvoir de nous opposer aux projets contraires à la préservation de notre région et lorsque des élus s'expriment en notre nom comme vous l'avez fait lors de la réunion nous reprenons espoir.
    Merci d'avoir si bien préparé et construit votre intervention qui a éclairé les participants et aurait dù convaincre l'ensemble des membres du C2A

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  3. Denis, je t' ai déjà chaleureusement félicité dans un envoi personnel, mais je voudrais rajouter ici que tu as été réellement convaincant, et que nous devons tous continuer le combat. Seul petit bémol : la villa ABEILLE évidemment, avec son parc qui doit être ouvert au public,et certaines maisons à l' arrière méritent à mon avis d' être conservées. La grande maison jaune une fois correctement ravalée le mérite, et la façade côté jardin que je connais bien est réellement ravissante. Ce jardin est un petit paradis. Jean-Louis BARIOZ.

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  4. Bravo, clair , net et précis et donc notre total soutien, J adore faire le tour du lac , comme j aime inciter ma famille, mes Amis et connaissance du Nord et de Paris , a venir dans notre belle région , mais j avoue me dire aussi ou puis je les envoyer se détendre en bord de lac , sans se heurter a du béton ? et la pas facile , avec ce truc des congrés on verra un lac qui ressemblera plutot a un bassin de parc !! et puis vrai que c est loin du centre d Annecy, du vieux quartier, .Un Maire, un Politique aime toujours laisser une trace de son passage mais la cette trace risque d être , ou elle est placée , une tache sur une si belle aquarelle ! et plus tard on dira "pourquoi avoir fait ça la ?" De plus le coût !! oui il grimpera et sommes nous d accord , nous contribuables, a payer pour une construction a un tel coût? dans un tel lieu?? personnellement NON, mais bon dans l nord on dit " tchant qu il l a d'in tiete y la nin din sin t'chu " définition Ch ti d un tétu !!! Le Touriste fait aussi vivre la région , alors pourquoi offrir ce qu il fuit lors de ses vacances, le béton ? suis bête? mais je comprend pas , Amitiés d un Ch'ti , Savoyard d'adoption !!

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  5. Bravo et merci pour la défense des intérêts communs. Je me suis promené dans ce petit coin de paradis, j'y ai promené mes enfants, aujourd'hui mes petits enfants, mais par la faute de ces 2 mégalomanes mes futurs petits enfants ne pourront plus le faire. Seul l'intérêt financier semble guider leurs décisions. Pourquoi ne pas agrandir l'Espace rencontre des Glaisins, l'air n'y est 'il pas bon à respirer ? ou encore l'ex terrain de camping derrière les tennis?

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