vendredi 20 février 2015

Pour un musée international du cinéma d'animation

Hier, le président du conseil régional, Jean-Jack Queyranne et le préfet de région sont venus signer le contrat plan Etat-Région pour le département. Au total, ce sont 470 millions d'euros d'investissements pour notre département qui seront injectés d'ici à 2020 sur des projets structurants.

Je me réjouis d'abord du montant élevé de cette enveloppe, signe que la région soutient plus que jamais notre département et l'accompagne largement dans la construction de son avenir. La Haute Savoie n'est certes pas un département de gauche, mais la gauche régionale n'abandonne pas notre département !

Il faut aussi saluer les choix retenus : d'abord et avant tout l'accent mis sur les transports en commun et pour Annecy la modernisation de la ligne Annecy-Aix indispensable (j'attends avec impatience la récupération politicienne de notre maire et de M. Accoyer sur ce point...). Au passage je salue le choix responsable et écologique fait par les autorités de ne pas participer au financement du tunnel sous le Semnoz pour mettre l'accent sur les transports alternatifs (je rappelle que le BHNS a été sélectionné par le ministère pour bénéficier de financements).

On notera également l'absence de financements pour le nouveau centre des congrès. Là aussi je veux remercier l'Etat et la Région pour leur choix responsable et attentif à l'argent public. Bravo ! Cela renforce d'autant plus ma détermination à m'opposer à ce projet sur les bords du lac. Nous ne sommes pas seuls à lutter !


Je note avec beaucoup de plaisir l'inscription de 5 millions d'euros pour la construction d'un musée du cinéma d'animation à Annecy. Ce projet, qui était inscrit dans le programme que j'ai porté avec mes amis lors des municipales, va enfin pouvoir avancer. Annecy a besoin de cet espace muséographique pour continuer à rayonner et à affirmer sa place sur ce secteur de la culture internationale.

Je regrette néanmoins le choix qui semble se dessiner de l'installer dans une petite partie des Haras. Ce n'est pas le bon lieu. Pourquoi ? Parce qu'en la matière, il faut voir grand et moderne. Il nous faut un musée international (ce qui ne veut pas forcément dire cher!) qui deviendra un lieu touristique de premier ordre. Cette nouvelle locomotive culturelle et touristique devrait, de mon point de vue, se situer en limite proche de la vieille ville, avec des parkings pour un accès aisé. Ce n'est pas le cas du Haras.

C'est pourquoi nous avions proposé de l'implanter sur le terrain Balleydier (en face de l'ancien hôpital) dans un bâtiment avec parking souterrain (utile à la fois pour le musée, les riverains et les gens de passage). Un bâtiment neuf (pour une muséographie moderne et attractive notamment pour les enfants), intégré au site avec un large dégagement sur le lac (possibilité de jouer dans la muséographie entre cinéma et nature). Ceci aurait permis de faire la jonction entre la vieille ville et le futur quartier de l’hôpital tout en retravaillant l'entrée de ville des Marquisats. Nous avions prévu 10 millions d'euros d'argent de la ville auquel on peut donc rajouter 5 millions du contrat plan Etat-Région. Avec quelques subventions de l'Europe et du Conseil départemental, on peut bénéficier d'un budget d'une 20aine de millions d'euros pour le bâtiment (hors parking qui lui s'amortit par les péages). La rénovation de Bonlieu a coûté 24 millions... Donc c'est possible !

En s'implantant dans un bâtiment ancien comme les Haras, le coût de rénovation ne sera pas forcément beaucoup moins cher qu'une construction neuve. Mais un bâtiment ancien présente des contraintes qui ne sont pas nécessairement adaptées à un tel équipement qui doit pouvoir porter le cinéma d'animation sur notre ville pour les 50 à 100 ans à venir. A moins, qu'on souhaite faire un musée confidentiel dans un coin de ville avec quelques bouts de ficelle...

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