mardi 27 janvier 2015

Fusion des communes : tordre le bras aux sceptiques ?

L'histoire de la fusion des communes de l'agglo fait couler beaucoup d'encre et anime les conversations. En effet, c'est assez bizarre (et donc suspect) cet empressement de nos élus locaux alors que le texte législatif n'est toujours pas voté.

En regardant le site du Sénat, je me rends compte que, contrairement à ce que semble dire M. Rigaut, il est possible de fusionner à 5 communes tout en ayant la carotte financière (pas de baisse des subventions de l'Etat). Le seul problème c'est qu'il faudrait alors un accord unanime des conseils municipaux.

Alors que pour fusionner à 13 communes de l'agglo, il suffit d'un accord à la double majorité qualifiée (2/3 des conseils municipaux représentant 2/3 des habitants).

Voila une bonne manière de tordre le bras aux sceptiques : les conseillers municipaux n'ont pas besoin de tous être convaincus (donc on se moque des minorités notamment à Annecy); et on peut se permettre de laisser de côté les petites communes pourvu que 9 communes minimum votent la fusion.

Voilà une façon bien peu démocratique de décider d'une vie en commun. Une sorte de mariage forcé ?

En tous cas cela ne présage pas d'une bonne entente pour la suite. Car fusionner c'est bien, mais gérer ensuite, ensemble, c'est mieux.


1 commentaire:

  1. Les communautés de communes ou d'agglos sont des strates administratives de gaspillage et non la démocratie de proximité qu'est la commune. La découpe en 36700 commune est une hérésie au sicle de la vitesse et du cout du statut public. L'Etat, s'il existait pour le besoin de tous devrait imposer que toutes les communautés remplacent la commune et administrées par des locaux et non des extérieurs qui augmentent la pollution et les pendulaires. Sur les 1000 salariés de la C2A combien émanent des 13 communes ? Scandaleux

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