samedi 20 décembre 2014

Budget de la ville 2015

Lundi 15 décembre, en conseil municipal, nous avons voté contre le projet de budget de la ville qui nous était présenté.

Alors qu'au moment du débat d'orientation budgétaire, le mois précédent, nous avions demandé des inflexions en faveur des personnes les plus fragilisées, de l'investissement pour le logement, l'écologie et nos écoles, aucune de nos demandes n'a été reprise dans le budget.

Le budget proposé est un budget d'austérité qui aura des effets récessifs aussi bien sur l'activité économique (je pense au BTP notamment), mais aussi sur les dynamiques sociales, culturelles et sportives locales. Tous les ingrédients de l'austérité sont réunis:
- une hausse des impôts est à prévoir (même si l'annonce est différée à Avril, après les élections départementales) puisque les recettes des impôts est inscrite en forte hausse (hausse inatteignable sans augmentation des taux d'imposition sur la taxe foncière et/ou la taxe d'habitation)

- une stagnation des dépenses, avec 1.47% de hausse des dépenses pour le personnel (soit le minimum du minimum qui puisse être fait). Je rappelle que certes, il faut maîtriser les dépenses, mais aussi qu'en tant que l'un des plus gros employeurs du bassin, nos décisions ont un impact sur la dynamique économique locale. Les subventions seront également gelées à 0%. Je suis conscient que chacun doit participer à l'effort mais deux domaines auraient dû être préservés de cette rigueur : les associations œuvrant dans le domaine du social et l'aide aux plus touchés par la crise économique et social, or même le budget du CCAS est en berne. Et puis les associations employant du personnel (MJC, Crèches...) dont les charges continuent à augmenter ( la ville n'arrive d'ailleurs pas à faire 0% sur ses charges de personnel !) et les recettes stagnent. Une hausse de 1% des subventions aurait coûté à la ville moins de 60 000€ (pour toutes les subventions, or ce n'est même pas ce que l'on demandait). Je crois que nous aurions pu envoyer ce message de soutien à ces associations.

- une baisse de 28 % de l'investissement soit 7 millions d'euros de moins que l'année dernière qui aura un impact sur les entreprises du bassin.

Alors oui, il y a une perte de 1.7 million d'euros de dotations de l'Etat mais on enregistre aussi une hausse de 900 000 euros des fonds genevois et de 100 000 € des dotations de l'agglo. Beaucoup de communes de France envieraient cette situation, elles qui voient leurs dotations baisser sans avoir la chance de toucher des fonds genevois... Si on ajoute à cela, l'anticipation quelque peu surprenante d'une baisse de 300 000 euros des amendes de police (pourquoi ?), on se rend compte que le trou dans les recettes n'est plus que de 400 000€... Pas de quoi faire une telle politique d'austérité.

D'autant que l'austérité est-elle pour tout le monde ? Pas vraiment quand on voit que le SYANE (ce syndicat intercommunal) a augmenté sa cotisation de façon massive (+ 25000€) et que les indemnités du maire, elles, continuent à ne pas connaitre la crise.

Sur l'investissement, on note un décalage sur les années futures de nombreux chantiers : rénovation du parc technique, salle de convivialité aux Haras, rénovation du boulodrome, centre de production horticole... A croire que la ville attend pour 2016 une subvention exceptionnelle de l'Etat !

J'ai aussi regretté le faible montant de subvention alloué au programme j'éco-rénove ma copro inscrit pour 70 000 euros (nous proposions une montée en puissance plus rapide avec 200 000 euros cette année).
Le budget de rénovation des aires de jeux pour enfants que l'on avait réussi à faire monter à 200 000 euros par an (soit la rénovation de 2 aires / an) grâce à nos nombreuses interventions, est retombé à 100 000 euros pour 2015 (c'est vrai que les élections municipales sont dorénavant derrière nous...)
Sur le chapitre "Culture": l'enveloppe pour l'achat de matériel et d'équipement pour les établissements culturels, d'habitude inscrite pour 10 000€/an a été rognée à 5 000€. L'enveloppe pour l'entretien des bibliothèques de quartier est elle passée de 40 000€ en 2014 à 11 440 e pour 2015.
La maintenance des bâtiments scolaires passe de 350 000€/an (somme déjà ridiculement faible pour 10 écoles, dont nous n'avons eu de cesse de demander l'augmentation) à 302 000€ pour 2015.
Les subventions pour construire du logement social, généralement inscrites pour 700 000 euros sont ramenées à 344 531€ , ce qui montre l'ambition de cette majorité en matière de logement pour tous selon ses revenus...
Pour finir, toujours rien pour la rénovation de l'école Carnot, rien sur l'ouverture du parc des Capucins au public et trop peu pour l'aménagement des pistes cyclables.

Ce budget ne répond pas aux attentes des Annécien(ne)s en matière de logement, d'aide aux plus défavorisés, de rénovation des bâtiments scolaires et d'enclenchement d'une réelle politique de transition énergétique.

Ci-joint l'article du Dauphiné du 17 décembre:

1 commentaire:

  1. Pierre Ferrandon18 janvier 2016 à 00:46

    Bonjour,

    Je suis en train de préparer un texte pour l'enquête d'utilité publique et je recherche des valeurs sûres quant à
    l'évolution du coût du projet, du stade initial initial au chiffrage actuel (48 millions je crois) avec les différentes étapes ?
    Je n'ai que des infos partielles dont je ne suis absolument pas sûr.

    Merci

    Pierre Ferrandon
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