lundi 22 septembre 2014

Homosexuels : des familles comme les autres !

Les clichés ont la vie dure. Les mots continuent à alimenter les fantasmes et les peurs.

Hier soir, Nicolas Sarkozy a dit : " On a humilié la famille, on a humilié un tas de braves gens qui n'avaient jamais pensé à défiler de leur vie et qui se sont sentis blessés parce qu'on touchait à leur amour de la famille ! On les a humiliés, ils se sont radicalisés." Et de poursuivre : "je n'utiliserai pas les familles contre des homosexuels comme on a utilisé des homosexuels contre les familles. C'est une honte !"

Ce qui est en vérité une honte, c'est d'opposer famille et homosexualité comme M. Sarkozy l'a fait. Il prouve ainsi qu'il n'a rien compris aux évolutions de la famille. Car de quelle "famille" parle-t-il ? Un papa et une maman, le modèle traditionaliste, minoritaire de ce qu'est en France la famille.

Dans l'épisode des manifestations animées par des organisations d'extrême droite, fanatisées et hystériques, s'il y a bien des personnes qui ont été humiliées, ce sont les homosexuels !

Je pense aujourd'hui à ces milliers de familles homoparentales qui ont été niées, bafouées. Surtout à ces milliers d'enfants élevés par deux hommes ou deux femmes que l'on remet sous le projecteur des critiques, des remarques et des accusations. J'ai honte et je suis blessé. Car au lieu de mettre un terme à une forme d'incertitude concernant l'avenir de ces familles, au lieu de les rassurer et de les protéger en disant clairement que le mariage pour tous ne sera JAMAIS remis en cause, M. Sarkozy a préféré jouer les populistes, les démagogues par pure tactique politicienne.

Les familles homoparentales n'ont pas besoin d'être utilisées, instrumentalisées par les politiques pour satisfaire leur plan de carrière. Elles ont besoin de sécurité (notamment juridique), d'une reconnaissance suffisante et au final, d'indifférence. Les familles homoparentales sont des familles comme les autres !

Je veux leur redire toute ma sympathie et toute mon admiration. Ces familles, avec les difficultés qui sont celles de toutes les familles, élèvent leurs enfants pour donner à la France ses générations futures. Elles ne méritent pas d'être ainsi rejetées au ban de la société. Elles méritent les mêmes droits, puisqu'elles assument les mêmes devoirs, que toutes les autres familles de France.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire