jeudi 21 août 2014

Parc C. Bosson : Une première victoire et des explications abracadabrantesques

Je lis dans la presse que la mairie aurait réagi à mon dépôt de recours concernant l'arrêté municipal qui vise à interdire une partie du parc C. Bosson.

Je souligne que, suite à ce recours, je n'ai pas reçu de réponse officielle et donc que les communiqués n'engagent que ceux qui veulent bien les croire. Je suis comme Thomas, j'attends de voir pour y croire...

Néanmoins, il semble qu'une première victoire soit d'ores et déjà acquise : l'interdiction de la pratique du slackline sur tout le pourtour du lac serait revu pour permettre aux slickliners de pratiquer leur sport dans un certain périmètre. C'est une victoire (même s'il s'agit à présent d'en discuter les modalités car il ne s'agirait pas de réduire ces espaces à la portion congrue) qui montre bien tout l'intérêt d'avoir parfois un élu qui fait son boulot, pour ce qu'il estime être l’intérêt des Annéciens et des générations futures. Je suis heureux pour les slackliners et tous ceux qui s'arrêtent pour regarder ce "spectacle" au détour d'une promenade.

Pour ce qui concerne l'interdiction de la pelouse du parc C. Bosson, les explications avancées par la mairie sont totalement hors de propos. En lisant ces explications, qui disent que cette interdiction ne serait pas une interdiction (on pourrait continuer à marcher sur la pelouse ?!) mais une manière de réguler le "bon usage" de ce lieu, une image me vient : celle du tableau de Magritte, La trahison des images


Pour JL Rigaut, ceci n'est pas une interdiction

C'est le symbole pour expliquer qu'il faut s'habiller bien sur une pelouse et se tenir correctement. Vous ne l'aviez pas reconnu ? Comment çà, c'est pourtant clair !

Ce genre de facétie à un grand intérêt en art, mais beaucoup moins en terme de réglementation et de pouvoir de police. En prenant des interdictions avec autant de légèreté (le mot "interdiction" ayant un sens qui ne souffre aucune contestation possible), M. Rigaut décrédibilise la parole du maire et ouvre la porte à des débordements qui seraient préjudiciables (qu'en serait-il si chaque arrêté municipal d'interdiction était dorénavant "interprété" et contourné). Bref, j'ai plutôt l'impression qu'on nous prend pour des jambons...

Si personne ne conteste l'idée de réglementer l'usage du domaine public par un arrêté municipal, ceci n'a rien à voir avec cette interdiction. Dans l'article 3 de l'arrêté aux points 4 et 5 sont référencées les interdictions en matière vestimentaires, l'interdiction de dégrader les lieux, les pratiques sportives interdites, les possibilités de barbecues... Personne ne conteste ces points et ils ne font pas l'objet de mon recours (je suis peut-être con et polémiste, comme aiment à le dire certains qui veulent me nuire, mais j'aimerais qu'on regarde ce que je fais et ce que j'écris avec attention et sans interprétation fallacieuse, c'est le moindre des respects auquel j'ai droit. C'est aussi ce genre d’opprobre jeté sur le travail des élus qui font le lit des populismes et des extrémismes : la perversion de la réalité) . Ces points suffisent  pour permettre à la police municipale de réguler les comportements déviants et garder au parc Bosson son usage de parc public urbain. D'ailleurs au besoin, ils peuvent être complétés.

Il n'est nullement besoin pour cela d'interdire la pelouse ! Cette décision relève d'une autre logique, celle d'une privation d'un espace pour le public, d'une privatisation de cet espace pour le seul bénéfice des clients de l'Impérial.

La mairie tente de créer un écran de fumée en détournant le regard des Annéciens vers des questions annexes qui ne sont pas le cœur de mon recours contre cette interdiction, et le cœur de la question. Elle cherche visiblement à faire diversion.

Pour ma part, je reste déterminé. Je demande la suppression de l'alinéa portant sur l'interdiction de la pelouse.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire