lundi 18 juin 2018

Terrasses : régler le problème une fois pour toutes (et dans la concertation)


Si j'étais maire d’Annecy, voici ce que je ferais pour les terrasses de nos cafetiers-restaurateurs.

D'abord j'abrogerais l'article 2 du règlement des terrasses qui impose une règle mathématique absurde du "1 pour 1" (1 place intérieure pour 1 place extérieure). Je partirais sur une autre règle : celle de la délimitation d'espaces extérieurs attachés à un commerce (comme cela se fait dans de nombreuses autres villes de France).

L'idée est de dessiner des zones sur un plan.

Pour cela, je demanderais aux services municipaux de faire un inventaire de l'existant en traçant sur un plan de ville les terrasses telles qu'elles sont actuellement.
Ensuite je leur demanderais de me lister toutes les contraintes réglementaires attachées au domaine public (passage de véhicule de secours, capacité de flux de piétons...).

La superposition de ces deux cartes nous permettrait alors de visualise les zones qui posent potentiellement soucis, d'un point de vue strictement réglementaire, afin d'évacuer déjà cette question.

Puis j'installerais une commission extra-municipale dédiée au commerce constituer d'un tiers de représentants des commerçants, un tiers d'habitants, et un tiers d'élus municipaux. A titre d'expert consultatif, un représentant de l'office du tourisme pourrait participer.

Le premier travail de cette commission, à partir des plans travaillés avant, serait de "zoomer" sur chaque terrasse pour valider, éventuellement agrandir, ou réduire, sa surface dans un esprit d'écoute de chaque partie (parfois contradictoire entre les habitants et les commerçants) tranché par les élus (qui font basculer potentiellement la majorité d'un côté ou de l'autre), après avoir entendu les arguments des uns ou des autres.

Les commerçants qui ne seraient pas satisfaits des choix faits par la commission auraient la possibilité de faire appel et de venir directement expliquer leur point de vue devant elle.

L'objectif serait alors d'aboutir à moyen terme (max. 1 an) à un plan fixant une fois pour toute (hors travaux de voiries modifiant le domaine public) les espaces publics dédiés au commerce.

Cette commission pourrait ensuite étudier les éventuels dossiers de fusions d'établissements, de divisions de parcelles, etc... ainsi que les dossiers de préemption des commerces à vendre suite à l'instauration par mes soins du droit de préemption commercial nécessaire au maintien d'une diversité de commerces en proximité des habitants.

La problématique des terrasses est une problématique de partage du domaine public. Elle ne peut être tranchée sur des règles mathématiques bêtes et méchantes car chaque rue, chaque place de la ville est différente. Le domaine public peut parfois accepter plus de places de terrasses, parfois moins pour des raisons de nuisances de l'entourage, de sécurité, etc...

Ce qui pénalise tout le monde ce n'est pas de fixer des limites à ces terrasses. C'est que ces limites soient mouvantes, à la tête du client, selon l'humeur des élus. Je fixerais des limites claires, connues de tous, potentiellement amendables, mais toujours dans la concertation avec les commerçants et les habitants.

Une gestion moderne d'une ville doit impliquer les acteurs et non pas les dominer, les soumettre aux désideratats de quelques potentats locaux (élus ou auto-proclamés). Les élus doivent garder le rôle de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre lorsque les acteurs ne sont pas d'accord entre eux, mais toujours après avoir pris soin d'entendre les arguments de tous, dans une commission transparente, démocratique, au mode de fonctionnement clair et non clientéliste.


samedi 16 juin 2018

Rdv contre l'homophobie aujourd'hui

Le collectif des "Jeunes contre la Haine 74" organise ce samedi 16 juin à 16h devant la stèle du parc de Bonlieu un moment de recueillement et souvenir en mémoire de Clément Méric lâchement assassiné il y a 5 ans, et en mémoire des victimes de la tuerie d'Orlando survenue il y a 2 ans.

Parce que la haine, l'homophobie et le rejet de l'autre tuent encore en France comme dans le monde, il est nécessaire de continuer à se révolter et à combattre l’extrême droite ici comme partout.

Merci à ces jeunes pour cette initiative à laquelle j'invite chaque citoyen à participer. Pour ne pas oublier.

jeudi 14 juin 2018

Qu'ils aillent se faire voir...

Depuis des années j'interviens régulièrement pour dire tout l’intérêt que représentent les commerçants pour la ville d'Annecy. J'ai pris une position contre le centre des congrès à Albigny y compris parce que je pense que ce centre doit être plus proche du centre-ville pour bénéficier aux commerçants. En 2014, j'avais inscrit dans mon programme, contre l'avis de certains écologistes, la réalisation de 2 parkings dans le centre-ville pour permettre aux clients des commerçants de mieux se garer. Régulièrement je suis intervenu sur le problème des terrasses, non pour soutenir les commerçants, mais parce que je pense que les commerces (et donc les commerçants) sont utiles à la vie de la cité, à nos modes de vie. Ils sont des lieux de rencontres, où la vie... vit.

Bien qu'originaire de la gauche, je me suis souvent prononcé en faveur du commerce notamment de proximité, en promettant par exemple un droit de préemption commercial en 2014.

J'ai pris tous les coups pendant que d'autres, à gauche notamment mais pas seulement, me disait : "qu'est-ce que tu t'emmerdes avec les commerçants, ils votent tous à droite". Je répondais toujours : je n'ai pas été élu pour satisfaire telle ou telle corporation, mais l’intérêt général des Annéciens et d'Annecy.

Depuis 2 ans, j'ai moi-même d'un certaine manière mon propre commerce. Fils de commerçant, faisant de la vente directe moi-même je croyais n'avoir rien à prouver dans ce domaine. Et pourtant...

Pourtant voilà qu'il me remonte aux oreilles que chez les responsables des syndicats des commerçants d'Annecy on dit de moi que je prends position par opportunisme, par calcul politique. Pour certains j'irais même jusqu'à "manipuler" certains commerçants (c'est dire à la fois ma force de persuasion et la faible intelligence qu'ils prêtent à leurs collègues "manipulés") pour embêter la mairie et faire de la politique politicienne.

Ceux-là n'ont pas compris (certainement pas lu) mes prises de position. Je défends le commerce parce qu'il est bon pour l’intérêt commun des Annéciens. Je ne défends pas "les commerçants" comme corporation pour leur soutirer des votes. Je défends les commerçants car ce sont eux qui font vivre ces lieux utiles aux Annéciens. Et puis je n'ai jamais penser en termes de "votes" à "aller chercher" mais en termes de convictions.

Vous savez quand j'entends de telles conneries (car il n'y a pas d'autres mots), qui sont ni plus ni moins que le discours répandu partout par notre maire pour me décrédibiliser, je me dis : "qu'ils aillent tous se faire voir". S'ils sont assez cons pour croire de tels discours, sans même prendre le temps de lire ou voir ce que j'ai pu dire depuis des années sur tous ces sujets, c'est qu'ils n'en valent vraiment pas la peine.

Dorénavant, ils pourront toujours appeler, mon téléphone sera éteint. On ne méprise pas un individu en répandant de telles mensonges impunément.

Je continuerai de dire ce que je crois juste et vrai en toute indépendance et liberté comme cela a toujours été le cas. On peut bien me taxer d'opportuniste, de profiteur, donc de malhonnête (ce qui est pour moi l'insulte suprême quand on sait ce que j'ai déjà payé de mon engagement au service des Annéciens) je ne me tairai pas et je laisserai ces grincheux dire dans mon dos sans me connaitre.

Je leur souhaite de trouver des alliés et des soutiens auprès de M. Rigaut. Là au moins, point de polémiques ou de critiques (comme si dire qu'on n'est pas d'accord était toujours polémique!). Un ex-SNCF qui ne connait rien au commerce (qui sait même pas ce qu'est une entreprise) sera surement meilleur à défendre l'intérêt des commerçants.

Et je continuerai à voir les amis commerçants que j'ai, à leur parler et à échanger avec eux sans les prendre pour des benêts "faciles à manipuler" ce qu'ils ne sont vraiment, mais alors vraiment pas.

mercredi 13 juin 2018

Capucins : soirée festive ce vendredi

Voici l'invitation de l'association des Amis du domaine des capucins qui fait un formidable travail pour sauver le parc du béton et du pognon. Je vous incite fortement à venir participer à cette soirée pour échanger, admirer, rire et chanter.

Mettons de l'humain au cœur de la verdure plutôt que du béton !




Bonjour à tous,

Retenez la date du vendredi 15 juin. Nous nous retrouverons devant la Chapelle des
Capucins pour une soirée festive.

Il y aura un orchestre et des chanteurs (pas tristes) qui sauront créer l’ambiance
 avec nous. 

Apportez votre pique-nique pour que la fête soit complète. Nous lèverons notre verre
ensemble à la beauté du site et à sa préservation.

Celles et ceux (nombreux) qui ne connaissent pas les lieux pourront les découvrir.

Nous renouvellerons l’exposition de photos et de documents divers.

Invitez vos voisins, vos amis.

Horaire prévu : entre 18h et 21h.
Attention :  l’orchestre se produira dès 18h30.

lundi 11 juin 2018

Tarifs SIBRA : saisie du préfet

Lors du dernier conseil communautaire du Grand Annecy, une modification des tarifs de la SIBRA a été présentée au vote. Vous trouverez la délibération ici.

Claire Lepan est intervenue en séance pour mettre en évidence le peu de clarté de cette délibération et son aspect ambigu pour les usagers de la SIBRA qui habite le pays d'Alby (l'astérisque dans le tableau nous interroge). Combien vont-ils payer leur ticket de bus alors qu'ils sont citoyens et contribuables du Grand Annecy ?

Elle a aussi mis en évidence l'aspect quelque peu contradictoire entre d'un côté tout un baratin sur le pole métropolitain sensé permettre d'harmoniser notamment nos pratiques en termes de transports en commun (dont les tarifications) et d'un autre côté cette décision de créer deux zones de tarification pour des lignes exploitées VOLONTAIREMENT par la Sibra. Au fond ne pourrait-on pas appliquer le tarif de la SIBRA sur l'ensemble de la ligne même si celle-ci sort du territoire du Grand Annecy ? Pour nous ce serait signe de volontarisme en matière de transports en commun et de service pour des usagers (quelques-uns) sans un coût prohibitif pour les finances de l'agglo.

Ce qui nous a aussi étonné c'est que cette délibération fait suite à une délibération du 29 mars (il y a 2 mois...) concernant les mêmes tarifs et sensée déjà "harmoniser les tarifs" dans laquelle cette segmentation en deux zones n'était pas abordée.

Si ces délibérations semblent techniques, elles ont pourtant un réel impact sur les usagers de ce secteur de notre agglomération. Vont-ils payer 1.50€ s'ils habitent Alby par exemple, ou 3.50€ ?

Pour rappel voici les plaquettes tarifaires de cette année valables jusqu'à fin Aout et qui sont toutes à 1.50€, quelque soit l'arrêt de montée ou de descente du bus... Pourquoi ce qui était possible cette année (un tarif unique incitatif quand on parle de pollution de l'air, et bien plus facile à gérer pour les chauffeurs qui vont devoir demander aux usagers où ils descendent et au besoin si ceux-ci ne coopèrent pas, les faire descendre à coups de pieds aux fesses ?) ne l'est plus pour l'année prochaine ? Pourquoi cette question revient seulement maintenant sur le devant de la scène ?

Ligne 31
Ligne 41
Ligne 171

Pour avoir des réponses à ces questions face à une délibération mal fichue et des réponses ambigues de l'exécutif du Grand Annecy, et pour éviter toute éventuelle mauvaise surprise pour les usagers au 01 septembre prochain, avec Claire Lepan, nous avons décidé de saisir M. le Préfet et son pouvoir de contrôle de la légalité des actes administratifs pour qu'il nous dise si, aux yeux des réglementations en vigueur, cette délibération de mai est suffisamment claire et précise. Voici la lettre qu'il a reçue récemment:

"Claire LEPAN, Conseillère communautaire du Grand Annecy,
4 rue des Edelweiss
74000 ANNECY

Denis DUPERTHUY, Conseiller communautaire du Grand Annecy,
5 rue du Docteur Gallet
74000 ANNECY

Monsieur le Préfet de Haute-Savoie
Préfecture de Haute-Savoie
Rue du 30ème régiment d'infanterie
BP 2332
74034 Annecy Cedex

Annecy, le 5 juin 2018

Objet : Sollicitation de contrôle de légalité de la délibération n°26 votée par le conseil communautaire du Grand Annecy le 31 mai 2018

Monsieur le Préfet,

Conseillers communautaires du Grand Annecy, nous souhaitons nous associer à votre contrôle de légalité des actes administratifs en attirant votre attention sur la délibération n°26 portant sur les « Transports urbains et non urbains, modification de la grille tarifaire 2018/2019 » votée par le conseil communautaire du Grand Annecy le 31 mai 2018 (pièce n°1).

En effet, la rédaction de celle-ci ne nous apparaît pas répondre aux exigences de clarté et de précision nécessaires à la prise d’une décision éclairée par l’assemblée.

Celle-ci devrait « permettre aux intéressés d’appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer l’implication de leur décision » (article L.2121-12 du code général des collectivités territoriales ; CE, 30 avr. 1997, Commune de Sérignan, n° 158730 ; CE, 26 juil. 2011, Sté Innov Immo et a., n° 320457 ; CE, 14 nov. 2012, Commune Mandelieu-la-Napoule, n° 342327).

Or, la formulation de la délibération en question comporte une contradiction et une fausse information ne permettant pas de mesurer l’implication de la décision soumise et donc passibles d’entacher d’illégalité celle-ci.

Le contexte

En date du 29 mars 2018, le conseil communautaire du Grand Annecy a voté une nouvelle grille tarifaire pour son service de transports en commun SIBRA, applicable au 1er septembre 2018 (délibération 20 – pièce n°2). La révision de cette grille tarifaire, par laquelle le prix du ticket unitaire est passé de 1€40 à 1€50, faisait suite au transfert à compter du 1er septembre 2018, par le conseil régional à l’agglomération d’Annecy des lignes interurbaines départementales 31, 171, 41, 42, 161 et 162 et était motivée : « Le tarif urbain est ainsi aligné sur le prix du ticket déjà vendu à bord des cars de la plupart des lignes non-urbains desservant notre territoire. »  

En date du 31 mai 2018, une nouvelle délibération portant sur les « Transports urbains et non urbains modification de la grille tarifaire 2018/2019 » est soumise au conseil communautaire.

Les faits

Une formulation contradictoire :
Cette nouvelle délibération indique que « Les tarifs SIBRA s’appliqueront à tout trajet interne du Grand Annecy » et dans le même temps, demande le maintien de la tarification régionale dont le rappel est fait et qui dans sa section 2, induit un tarif majoré, pour des communes du ressort du Grand Annecy (Alby-sur-Chéran, Viuz-la-Chiesaz, Mûres, Gruffy, Allèves).  A contrario, des communes desservies par ces lignes n’étant pas du ressort du Grand Annecy, ne sont pas citées : Entrelacs, Marigny-Saint-Marcel, Rumilly.

Malgré notre intervention en conseil communautaire aucune réponse claire ne nous a été apportée quand au tarif applicable pour un trajet Annecy, Viuz-la-Chiesaz par exemple : 1€50 comme le laisse à entendre le principe d’application du tarif SIBRA à tout trajet interne au Grand Annecy ou 3€50 comme le sous-entend le maintien de la tarification régionale ?

Une fausse information :
Par sa rédaction, la délibération laisse à penser que les lignes 31, 40 (ex 171) et 41 disposaient toutes de la même tarification régionale comportant deux sections tarifaires (une à 1€50, une seconde à 3€50). Or, seule la ligne 41 disposait d’une telle tarification. Les liaisons Annecy, Rumilly ou Annecy Entrelacs avaient un tarif unique : 1€50 (pièces 3, 4 et 5).

La délibération prise pourrait donc avoir pour effet, contrairement à ce qui était annoncé, une modification de la grille tarifaire régionale de référence, faisant passer le prix de la desserte d’Entrelacs, de Marigny-Saint-Marcel et Rumilly de 1€50 à 3€50. A aucun moment, celle finalité n’a été exposée (ni dans la délibération, ni lors du débat).

En conséquence,

Nous vous remercions d’étudier avec la plus grande attention la rédaction de la délibération n°26 votée par le conseil communautaire du Grand Annecy en date du 31 mai 2018 afin de déterminer si celle-ci comportait bien toutes les informations nécessaires à une prise de décision avertie par le conseil communautaire et le cas échéant de demander au Grand Annecy de retirer ou modifier cette délibération ou encore, de la déférer devant le juge administratif.

Vous remerciant pour l’intérêt porté à notre demande et votre diligence, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments respectueux. 

lundi 4 juin 2018

Nouvelle rencontre du groupe "Municipales 2020"



Après le premier succès de notre rencontre autour de la thématique du vélo, j'ai le plaisir de vous convier à une nouvelle rencontre (dans la droite ligne) qui aura pour sujet :

"Mobilités et urbanisme : quels changements souhaiter pour Annecy ?"

Cette rencontre aura lieu le Jeudi 14 juin à 20h, salle municipale des clarisses (le long du Thiou, commune déléguée d'Annecy). Elle sera le moment d'un échange sur les grands enjeux pour créer une ville à la fois cohérente (et penser les jonctions entre communes déléguées), respirable, vivable, attirante, dynamique et apaisée.

Pour cela, nous nous pencherons directement sur les cartes et autres plans disponibles et, grâce à l'expertise de chacun, nous verrons comment faire pour améliorer notre cadre de vie et nos déplacements, améliorant ainsi notre bien être commun et notre image à l'extérieur (bien dégradée par des années de pollution et d'embouteillages, sans compter les prix des loyers).

Chacun.e est la et le bienvenu.e. Ces rencontres sont ouvertes à tous, pour peu que chacun y vienne avec bienveillance pour construire positivement notre avenir commun. Vous pouvez donc venir accompagné.e. cela n'engage à rien, sinon à passer un bon moment de réflexion et d'échanges ! Je vous rassure personne ne mords !

Alors nous vous attendons nombreux.

mardi 29 mai 2018

Centre des congrès à Albigny : au point mort grâce à la mobilisation citoyenne



Jeudi soir, l'agglomération du Grand Annecy sera amenée à voter son compte administratif 2017, c'est-à-dire le bilan de ce qui s'est passé en 2017 au niveau du budget.

Lors du vote du budget (prévisionnel) 2017 par l'agglomération en Avril 2017, il était inscrit une ligne de 6 750 000 euros pour le "nouveau" centre des congrès d'Albigny. Cette ligne était déjà un report de la même somme de 2016, qui elle-même faisait suite à un report de 2015...

J'étais alors intervenu pour m'élever contre cette somme astronomique et contre l'insincérité de ce budget car tout le monde savait qu'avec les procédures juridiques en cours, rien n'avancerait (lire l'article que j'avais écrit ici). Mais Messieurs Rigaut et Accoyer, accompagnés par tous les nouveaux élus des autres communautés de communes qui nous avaient rejoint (quelle déception je dois bien l'avouer car je pensais ces élus plus pragmatiques, mais passons), avaient de nouveau jouer de leurs arguments fallacieux traditionnels.

En juin 2017, lors du budget supplémentaire, l'exécutif avait finalement changé d'avis et retiré une partie de cette somme (face au mur de la réalité) pour ne garder qu'une enveloppe de 913 837 € correspondant à des acquisitions et des frais d'études.

Au final, le compte administratif (ce qui a réellement été dépensé) fait ressortir une somme globale de 541 634.10 € correspondant uniquement à des frais d'études... En 2017 encore, le contribuable a payé des frais d'études pour plus de 500 000 euros pour un projet mort-né. Pourquoi cet entêtement à gaspiller l'argent public ?

D'une enveloppe initiale à 6 750 000 euros, nous avons donc dépensé 541 634.10 € soit 8% du montant initialement prévu. C'est un plaisir car cela montre que notre travail, celui des associations et des citoyens, ainsi que de quelques élus, porte ses fruits. Ce projet est enterré mais continue à nous coûter de l'argent.

Cette année, pour le budget 2018; l'exécutif a de nouveau reporté cette somme de 6 750 000 euros... sans aucun risque de la dépenser !

Ce qui m'énerve le plus dans ce jeu de dupes, c'est qu'à côté on nous explique qu'on n'a pas d'argent pour construire des piscines, pour faire des transports en commun dignes de ce nom. Pourtant tous les budgets depuis 2015 sont votés à l'équilibre avec systématiquement une somme de plus de 6 millions pour un centre des congrès mal placé. On pourrait donc, avec la même rigueur budgétaire, le même sérieux, la même légalité, proposer des budgets qui inscrivent la même somme d'argent, mais cette fois non pas pour réaliser un blockhaus en bord de lac mais des transports en commun utiles à tous, des infrastructures sportives et/ou associatives et culturelles qui créeraient emplois, richesses et services publics pour tous.

Lorsque je parle d'alternative à construire pour changer de route et revenir à l'essentiel, c'est de cela dont je parle : connaitre les chiffres et les budgets, proposer des projets pragmatiques et finançables, et faire les bons choix pour les habitants du bassin de vie. La caricature que certains veulent me coller n'a jamais résisté à l'épreuve des faits et de mes écrits. Et vous en êtes depuis 10 ans les témoins !

Quand vont-ils enfin se décider à abandonner ce projet ? Mystère. Il serait temps qu'on apporte de vraies solutions au secteur du tourisme d'affaire, non ?